#LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ RETOUR A LA GEOPOLITIQUE DU JAPON (I) : VU DES USA

LM.GEOPOL - Geopol japon I vu des   usa (2018 06 17) FR 1

La crise coréenne a remis à l’ordre du jour un des grands acteurs géopolitiques asiatiques, la Japon, bien oublié par Trump et les médias internationaux. Mais la Géopolitique a horreur du vide, elle déteste aussi les perspectives tronquées. Ce qu’est la question coréenne sans le joueur japonais. Nous entamons donc une série d’analyses sur le « retour de la Géopolitique japonaise » sur le devant de la scène en Mer de Chine …

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2018 06 17/

Résumé français d’une analyse de Luc MICHEL

publiée originellement en anglais.

* Version anglaise complète (avec l’article intégral de G. Friedman) sur :

LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/

BACK TO THE GEOPOLITICS OF JAPAN (I): SEEN FROM THE USA

sur https://www.facebook.com/Pcn.luc.Michel/posts/1301539253313823

« La diplomatie en tant qu’œuvre d’art:

Il s’agit de créer des illusions et de convaincre les autres qu’ils sont réels « 

- «Futurs géopolitiques», Weekly Digest, 16 mai 2017).

« Vouloir faire de la Géopolitique sans raisonner sur les cartes et les atlas, à commencer par les atlas historiques, c’est comme vouloir naviguer sans regarder les étoiles »

- Jean Thiriart (1922-1992),

le géopoliticien de « l’Empire euro-soviétique ».

Le Japon est la pièce manquante du puzzle de la crise coréenne. Où plutôt la « Stratégie nationale du Japon », qui depuis la défaite japonaise de 1945 pour la domination du Pacifique et de l’Asie, est étroitement, intimement liée aux USA. Comprendre comment Washington voit la question japonaise dans la crise coréenne est donc essentiel. George Friedman (l’ancien patron du Think Tank ‘Stratfor’, qui dirige maintenant ‘Geopolitical Futures’) vient de publier une analyse importante sous le titre “The Trap in Japan’s National Strategy”, qui recentre l’analyse sur la Corée autour du point de vue japonais. La quatrième grande puissance autour de la question coréenne, où tout le monde parle des USA, de la Chine et de la Russie, mais oublie la puissance japonaise. Au moment même où Tokyo est entré dans une phase de recherche et de réflexion sur précisément sa « stratégie nationale ». Et où la puissance militaire et le militarisme, y compris dans ses aspects révisionnistes sur l’impérialisme japonais d’avant 1945, est à nouveau à l’agenda nippon.

LES DILEMMES QUI SE POSENT AU JAPON

J’ai esquissé pour PRESS TV (Iran) les questions qui se posent au Japon, à la fois dans sa stratégie nationale, mais aussi quant à son avenir, où la crise coréenne n’est qu’un des aspects des choix qui se posent à Tokyo :

* Voir sur PCN-TV/

PRESS TV (IRAN) INTERROGE LUC MICHEL:

LE JAPON, L’OUBLIE DU SOMMET DE SINGAPOUR, PREND POSITION

sur https://vimeo.com/275422034

QUE DIT FRIEDMAN ?

Friedman commence par analyser le rôle des USA qui garantissent la sécurité japonaise depuis 1945, en échange d’une souveraineté limitée. Le Japon est en fait un porte-avion américain en Mer de Chine : « Depuis la Seconde Guerre mondiale, le fondement de la stratégie nationale japonaise a été le recours aux Etats-Unis pour protéger les intérêts nationaux du Japon. Les États-Unis veillent à ce que les voies maritimes alimentant le Japon en matières premières essentielles restent ouvertes. Il garantit la sécurité physique du Japon – contre les menaces de l’Union soviétique pendant la guerre froide, et de la Chine par la suite. Et cela donne au Japon un accès aux marchés américains, d’abord pendant sa reprise financière après la guerre, puis dans le cadre de son développement dans la troisième plus grande économie du monde. En retour, les Japonais ont accepté la présence des forces américaines au Japon, fournissant une base d’opérations visant à préserver le contrôle du Pacifique Nord-Ouest que les États-Unis ont atteint pendant la Seconde Guerre mondiale. De ces bases, les États-Unis pourraient bloquer la flotte soviétique à Vladivostok, soutenir des opérations en Corée du Sud et ainsi de suite (…) La stratégie a bien fonctionné pour le Japon pendant plus de 70 ans, jusqu’à ce que le solde de la péninsule coréenne montre des signes de changement. Au début, à mesure que la menace nucléaire augmentait en Corée du Nord, les États-Unis sont devenus plus alertes et agressifs face à la menace. Les Sud-Coréens ont soutenu une politique américaine agressive, et l’appel pro forma aux Chinois à raisonner avec la Corée du Nord n’a pas apporté de solution. Les États-Unis ont menacé d’une action militaire pour détruire les armes nord-coréennes et, bien que des bases japonaises puissent être utilisées, le Japon ne serait pas impliqué militairement. »

COMMENT LA CRISE COREENNE A CHANGE LE ROLE STRATEGIQUE DE LA PENSINSULE VU DE TOKYO ?

Mais la crise coréenne, et paradoxalement le rapprochement – possible – entre les deux Corée, pose un défi stratégique au Japon, car il change le rôle stratégique que joue la péninsule pour la protection du Japon. Et ceci que ce soit avant ou après 1945 !  Friedman expose clairement ce changement, décisif pour Tokyo : « Mais la stratégie japonaise a commencé à déraper récemment avec une tentative de rapprochement entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Dans sa stratégie d’avant la Seconde Guerre mondiale, le Japon considérait depuis longtemps la péninsule coréenne comme un tampon entre lui et le continent. Les Japonais ont occupé la péninsule pour s’assurer que ce tampon reste. Après la guerre, la division de la péninsule et la présence américaine au sud garantissent le tampon. Mais le rapprochement olympique de l’année dernière s’est produit, et il a modifié une hypothèse stratégique significative des Japonais: que le statu quo était acquis. Il y avait soudainement un potentiel d’accommodement entre le Nord et le Sud et même potentiellement, avec le temps, une influence chinoise accrue. Même comme une possibilité lointaine et improbable, c’était un problème sérieux pour le Japon. Si les États – Unis acceptaient une entente entre le Nord et le Sud, et si cette entente comprenait le retrait de certaines ou même de toutes les troupes américaines de Corée, alors l ‘équilibre stratégique changerait. « 

LA FRONTIERE CHINE-JAPON EN MER DU JAPON OU EN MER JAUNE ?

Telle est la conséquence stratégique des évolutions de la crise coréenne pour le Japon : « Le Japon perdrait son tampon contre la Chine. La mer du Japon, et non la mer Jaune, deviendrait le centre naval, et avec l’intérêt décroissant des États-Unis pour la région, ce serait la marine japonaise qui aurait pour mission principale de contrôler la mer du Japon. La Corée du Nord pourrait abandonner ses missiles intercontinentaux, qui menacent les États-Unis, mais garder ses missiles à courte portée capables d’atteindre le Japon, et le Japon devrait donc créer ouvertement sa propre force de dissuasion nucléaire. Et en fonction de l’ampleur du recul de la région en provenance des États-Unis, le Japon pourrait ne plus pouvoir compter sur les États-Unis pour garantir son accès aux matières premières. »

LE JAPON PIEGE DANS LA NOUVELLE EQUATION STRATEGIQUE – POSSIBLE – EN COREE !

« Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, le Japon doit se demander si la réalité stratégique dans sa région pourrait évoluer dans une direction » pas nécessairement à l’avantage du Japon « , selon le discours de capitulation de Hirohito en 1945. Un tel changement obligerait le Japon à repenser il se voit et son rôle dans le monde (…) si la réconciliation se produit, le Japon n’aura peut-être pas le temps de créer la force militaire dont il aura besoin pour défendre ses intérêts. Le Japon ne peut pas attendre jusqu’à ce qu’il y ait une clarté, ni ne puisse aller de l’avant sans une crise politique. Le Japon est pris au piège entre une nouvelle réalité et sa vieille stratégie. »

C’est cela le véritable arrière-plan du nouveau round diplomatique autour de la crise coréenne, entre le Japon et la Corée du Nord. Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a appelé ce samedi le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à surmonter ensemble leur méfiance mutuelle, et confirmé que des efforts étaient en cours en vue d’un sommet. Dans un entretien télévisé, Shinzo Abe a expliqué que son gouvernement avait contacté la partie nord-coréenne « par différents canaux » afin de mettre sur pied une rencontre avec Kim Jong-un. Lors d’un sommet historique mardi à Singapour avec le président américain Donald Trump, le leader nord-coréen s’était montré, selon des médias japonais, prêt à rencontrer Shinzo Abe. « Pendant le sommet, M. Kim a dit à M. Trump « Je peux rencontrer le Premier ministre Shinzo Abe » », a notamment rapporté le quotidien ‘Sankei’. Le Japon était resté à l’écart de l’intense ballet diplomatique des derniers mois …

* Voir aussi sur :

LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/

DEBAT : COMMENT INTERPRETER LA RENCONTRE KIM JONG UN – TRUMP ET LEURS POURPARLERS DIPLOMATIQUES SUR LA PENINSULE COREENNE ?

sur http://www.lucmichel.net/2018/06/13/luc-michels-geopolitical-daily-debat-comment-interpreter-la-rencontre-kim-jong-un-trump-et-leurs-pourparlers-diplomatiques-sur-la-peninsule-coreenne/

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

Géopolitique – Géoéconomie – Géoidéologie – Géohistoire –

Géopolitismes – Néoeurasisme – Néopanafricanisme

(Vu de Moscou et Malabo) :

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PAGE OFFICIELLE III – GEOPOLITIQUE

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* EODE :

EODE-TV https://vimeo.com/eodetv

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#LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ LA RUSSIE EST DE RETOUR EN AFRIQUE : LES CONSEQUENCES GEOPOLITIQUE ET LE NOUVEAU ‘GRAND JEU’ AFRICAIN…

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I-

L’ACTU – CE DIMANCHE 17 JUIN 2018 SUR AFRIQUE MEDIA/

DANS ‘LE DEBAT PANAFRICAIN’ AVEC LE GEOPOLITICIEN LUC MICHEL :

POURQUOI LE RETOUR DE LA RUSSIE EN AFRIQUE INQUIETE PARIS ?

En direct vers 15h00 (Douala/Yaoundé/Malabo/Bruxelles/Paris/Berlin)

Multiplex de Douala – Yaoundé – Ndjaména – Bruxelles

Présentation de Manula Sike

Luc Michel en multiplex EODE-TV depuis Bruxelles

Rediffusion ce lundi …

* 3e Thème de l’émission :

AFRIQUE / FRANCE VS RUSSIE

La France s’inquiète du retour en force de la Russie en Afrique

>> Le géopoliticien Luc MICHEL :

Le retour de la Russie « sur les champs de bataille de la guerre froide en Afrique », après le départ brutal de 1991-92 du à l’implosion de l’URSS, est une mauvaise surprise pour le Bloc américano-occidental, l’AFRICOM et l’OTAN. Et en particulier pour Macron et sa « nouvelle Françafrique 2.0 », choisie comme « nouveau sherif de l’Afrique » par le général Mattis, chef du Pentagone et homme fort de l’Administration Trump.

En particulier Moscou intervient directement sur les chasses gardées de Paris : Libye avec Haftar, Centrafrique, RDC (où des accords russo-congolais viennent d’être conclu) …

* AFRIQUE MEDIA

Rediffusion sur la WebTV AFRIQUE MEDIA

sur http://www.afriquemedia-webtv.org/

II –

VOIR L’ANALYSE DE REFERENCE SUR

LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY :

* AFRICAN GEOPOLITICS: HOW ‘RUSSIA REVISITS AN OLD COLD WAR BATTLEGROUND’ (SEEN FROM THE USA)

sur http://www.lucmichel.net/2018/01/17/luc-michels-geopolitical-daily-african-geopolitics-how-russia-revisits-an-old-cold-war-battleground-seen-from-the-usa/

La guerre froide – la nouvelle « Guerre froide 2.0″ – est de retour en Afrique !

Le Think-Tank STRATFOR (proche du Pentagone et du Lobby militaro-industriel US) consacrait début janvier une intéressante analyse au retour de la Russie sur « les champs de bataille » de la confrontation entre les USA et les soviétiques. Une analyse qui révèle les inquiétudes de Washington sur le grand retour de Moscou en Afrique. En commençant par l’Afrique sub-saharienne …

III -

VOIR AUSSI LES ANALYSES VIDEOS :

* Voir sur PANAFRICOM-TV/

ZOOM AFRIQUE DE PRESSTV (22.03.18) AVEC LUC MICHEL:

LE CONTINENT AFRICAIN SE TOURNE VERS LA RUSSIE DE POUTINE

sur https://vimeo.com/261330852

* Voir sur EODE-TV/ GEOPOLITIQUE AFRICAINE/

LUC MICHEL: MOSCOU DE RETOUR SUR LES CHAMPS DE BATAILLE DE LA GUERRE FROIDE (PARTIE I)

sur https://vimeo.com/252349360

* Voir sur EODE-TV/ GEOPOLITIQUE AFRICAINE/

LUC MICHEL: MOSCOU DE RETOUR SUR LES CHAMPS DE BATAILLE DE LA GUERRE FROIDE (PARTIE II)

sur https://vimeo.com/252349171

* Voir sur EODE-TV/ LUC MICHEL:

RCA-SOUDAN-LIBYE-EGYPTE, MOSCOU S’INSTALLE EN AFRIQUE

(LE GRAND RETOUR DE LA RUSSIE EN AFRIQUE III)

sur https://vimeo.com/255284315

* Voir sur EODE-TV/ LUC MICHEL:

POURQUOI MOSCOU SOUTIENT KINSHASA AU CS DE L’ONU

(LE GRAND RETOUR DE LA RUSSIE EN AFRIQUE IV)

sur https://vimeo.com/256037909

* Voir sur EODE-TV/ LUC MICHEL:

MOSCOU VA-T-ELLE S’ENGAGER EN RCA ET AU SAHEL?

(LE GRAND RETOUR DE LA RUSSIE EN AFRIQUE V)

sur https://vimeo.com/260800785

Photos :

La Russie, Etat-Continent, est de retour en Afrique !

Agents du groupe de Sécurité russe Wagner, le poisson-pilote de l’Armée russe en Afrique.

L’Union Soviétique déployée en Afrique, sous « Brejnev l’Africain ».

L’Afrique préoccupation de la Russie dès les débuts de l’URSS, qui reprenait une tradition de Moscou (les rapports entre la Russie et l’Ethiopie dès le milieu du XIXe siècle).

# Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

Géopolitique – Géoéconomie – Géoidéologie – Géohistoire –

Géopolitismes – Néoeurasisme – Néopanafricanisme

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* EODE :

EODE-TV https://vimeo.com/eodetv

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#LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ BACK TO THE GEOPOLITICS OF JAPAN (I): THE JAPANESE NATIONAL STRATEGY AND THE KOREAN CRISIS (SEEN FROM THE USA)

LM.GEOPOL - Back to gepol of japan   I (2018 06 16) ENGL 1

The Korean crisis has put back on the agenda one of the great geopolitical actors of Asia, Japan, well forgotten by Trump and the international media. But Geopolitics hates emptiness, and hates truncated perspectives. What is the Korean question without the Japanese player. So we start a series of analyzes on the « return of Japanese Geopolitics » on the front of the scene in the China Sea …

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL for EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2018 06 16/

”Diplomacy as a Work of Art:

It’s all about creating illusions and convincing others that they’re real”

- ‘Geopolitical Futures’, Weekly Digest, May 16, 2017)

« Wanting to do geopolitics without thinking about maps and atlases, starting with historical atlases, is like wanting to navigate without looking at the stars »

- Jean Thiriart (1922-1992),

the geopolitician of the « Euro-Soviet Empire ».

Japan is the missing piece of the puzzle of the Korean crisis. Where instead the « National Strategy of Japan », which since the 1945 Japanese defeat for the dominance of the Pacific and Asia, is closely intertwined with the US. Understanding how Washington sees the Japanese issue in the Korean crisis is therefore essential. George Friedman (the former head of the Think Tank ‘Stratfor’, who now heads ‘Geopolitical Futures’) has just published a major analysis under the title « The Trap in Japan’s National Strategy », which focuses the analysis on Korea around Japanese point of view. The fourth great power around the Korean question, where everyone talks about the US, China and Russia, but forgets the Japanese power. At the very moment that Tokyo has entered a phase of research and reflection on precisely its « national strategy ». And where military power and militarism, including its revisionist aspects of pre-1945 Japanese imperialism, is back on the Japanese agenda.

USA AND JAPANESE NATIONAL STRATEGY

Friedman begins by analyzing the role of the US, which has guaranteed Japanese security since 1945, in exchange for limited sovereignty. Japan is actually an American aircraft carrier in the China Sea: “Since World War II, the foundation of Japanese national strategy has been reliance on the United States to protect Japan’s national interests. The U.S. ensures that sea lanes supplying Japan with essential raw materials stay open. It guarantees Japan’s physical security – against threats from the Soviet Union during the Cold War, and from China thereafter. And it gives Japan access to American markets, first during its financial recovery from the war and then as part of its development into the world’s third-largest economy. In return, the Japanese accepted the presence of American forces in Japan, providing a base of operations designed to preserve the control of the Northwest Pacific that the U.S. attained during WWII. From those bases, the U.S. could block the Soviet fleet in Vladivostok, support operations in South Korea and so forth (…)The strategy worked great for Japan for more than 70 years, until the balance on the Korean Peninsula showed signs of changing. At first, as the nuclear threat in North Korea grew, the United States became more alert and aggressive toward the threat. The South Koreans supported an aggressive American policy, and the pro forma call for the Chinese to reason with North Korea did not yield a solution. The U.S. threatened military action to destroy the North Korean weapons, and though Japanese bases might be used, Japan would not be involved militarily.”

HOW THE KOREAN CRISIS CHANGED THE STRATEGIC ROLE OF THE PENSILE SEEN FROM TOKYO?

But the Korean crisis, and paradoxically the possible rapprochement between the two Koreas, poses a strategic challenge to Japan, because it changes the strategic role that the peninsula plays in the protection of Japan. And this before or after 1945! Friedman clearly states this change, decisive for Tokyo: “But Japanese strategy began to go off the rails recently with an attempt at rapprochement between North and South Korea. In its pre-World War II strategy, Japan had long viewed the Korean Peninsula as a buffer between itself and the mainland. The Japanese occupied the peninsula to ensure that this buffer remained. After the war, the division of the peninsula and the American presence in the south guaranteed the buffer. But then last year’s Olympic rapprochement happened, and it altered a significant strategic assumption of the Japanese: that the status quo was a given. There suddenly existed the potential for an accommodation between North and South and even potentially, over time, increased Chinese influence there. Even as a distant and unlikely possibility, this was a serious problem for Japan. If the U.S. would accept an understanding between the North and South, and if that understanding included the withdrawal of some or even all U.S. troops from Korea, then the strategic balance would shift.”

THE CHINA-JAPAN FRONTIER IN THE SEA OF JAPAN OR IN YELLOW SEA?

This is the strategic consequence of developments in the Korean crisis for Japan: “Japan would lose its buffer against China. The Sea of Japan, not the Yellow Sea, would become the naval focus, and with U.S. interest in the region declining, it would be the Japanese navy that would have the primary mission of controlling the Sea of Japan. North Korea could give up its intercontinental missiles, which threaten the U.S., but keep its shorter-range missiles capable of reaching Japan, and thus Japan would have to openly create its own nuclear deterrent. And depending on the extent of the U.S. retreat from the region, Japan may no longer be able to rely on the U.S. to guarantee its access to raw materials.”

JAPAN TRAPPED IN NEW STRATEGIC EQUATION – POSSIBLE – IN KOREA!

“For the first time since World War II, Japan must consider whether the strategic reality in its region could evolve in a direction “not necessarily to Japan’s advantage,” to quote Hirohito’s surrender speech in 1945. Such a shift would require Japan to rethink how it sees itself and its role in the world (…) if reconciliation happens, Japan may not have time to create the military force it will need to defend its interests. Japan cannot wait until there is clarity, nor can it proceed without a political crisis. Japan is trapped between a new reality and its old strategy.”

This is the real background of the new diplomatic round around the Korean crisis, between Japan and North Korea. Japanese Prime Minister Shinzo Abe on Saturday called on North Korean leader Kim Jong-un to overcome mutual mistrust, and confirmed that efforts are under way for a summit. In a televised interview, Shinzo Abe explained that his government had contacted the North Korean side « through various channels » to set up a meeting with Kim Jong-un. At a historic summit Tuesday in Singapore with US President Donald Trump, the North Korean leader had shown, according to Japanese media, ready to meet Shinzo Abe. « During the summit, Mr. Kim told Mr. Trump « I can meet with Prime Minister Shinzo Abe », ‘Sankei’ newspaper reported. Japan had stayed away from the intense diplomatic ballet of recent months …

* See also (in French) on:

LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/

DEBAT : COMMENT INTERPRETER LA RENCONTRE KIM JONG UN – TRUMP ET LEURS POURPARLERS DIPLOMATIQUES SUR LA PENINSULE COREENNE ?

on http://www.lucmichel.net/2018/06/13/luc-michels-geopolitical-daily-debat-comment-interpreter-la-rencontre-kim-jong-un-trump-et-leurs-pourparlers-diplomatiques-sur-la-peninsule-coreenne/

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

# DOCUMENT:

THE KOREAN CRISIS AND THE JAPANESE NATIONAL STRATEGY, SEEN FROM THE USA:

“THE TRAP IN JAPAN’S NATIONAL STRATEGY”

(BY GEORGE FRIEDMAN, ‘GEOPOLITICAL FUTURES’, MAY 23, 2018)

“Since World War II, the foundation of Japanese national strategy has been reliance on the United States to protect Japan’s national interests. The U.S. ensures that sea lanes supplying Japan with essential raw materials stay open. It guarantees Japan’s physical security – against threats from the Soviet Union during the Cold War, and from China thereafter. And it gives Japan access to American markets, first during its financial recovery from the war and then as part of its development into the world’s third-largest economy. In return, the Japanese accepted the presence of American forces in Japan, providing a base of operations designed to preserve the control of the Northwest Pacific that the U.S. attained during WWII. From those bases, the U.S. could block the Soviet fleet in Vladivostok, support operations in South Korea and so forth.

“Those were the direct benefits, but indirectly Japan received an additional perk: absolution from participating in U.S. conflicts. The U.S. had crafted a post-war constitution for Japan that prohibited it from developing a military. Much as with Germany, the sense was that the permanent disarmament of Japan was essential to prevent the re-emergence of a militaristic country. And as with Germany, the U.S. came to regret this principle. As the American strategy of containment took shape against the Soviet Union, the U.S. wanted a rearmed Germany to block Soviet moves in the west. Similarly, as the Korean War broke out, the U.S. wanted Japanese military force to assist it. Japan helped with essential military production – trucks, for example – but it held on to Article 9, the provision in its constitution that prevented it from forging a military to fight in Korea.

“Later, Japan reinterpreted Article 9 from an absolute prohibition on military force to an absolute prohibition on an offensive military force. Then, as its military force developed, Japan redefined the meaning of an offensive force to focus not on the nature of the force but on the nature of its utilization. A destroyer or fighter plane is by its nature an offensive weapon, but Japan decided that so long as such weapons were not used offensively, their existence was constitutional. Using this logic, Japan has developed a substantial military force that it withholds from any offensive operation, although it has used it in some peacekeeping operations.

“Japan has therefore avoided operational deployment in U.S. wars, from Korea and Vietnam to Iraq and Afghanistan. At the same time, it has developed a significant naval and air force, and it is capable of becoming a nuclear power at will, given that it has one of the most sophisticated civilian nuclear programs in the world. One joke goes that Japan does not have a nuclear weapon because a single screw needed to enable it has not been tightened. That may overstate the hurdles but it captures the principle. The limit of Japanese military power is Japan’s will.

“On the whole, the U.S. has been content with this arrangement, even if it is occasionally frustrated by Japan’s posture as an ally. The strategy worked great for Japan for more than 70 years, until the balance on the Korean Peninsula showed signs of changing. At first, as the nuclear threat in North Korea grew, the United States became more alert and aggressive toward the threat. The South Koreans supported an aggressive American policy, and the pro forma call for the Chinese to reason with North Korea did not yield a solution. The U.S. threatened military action to destroy the North Korean weapons, and though Japanese bases might be used, Japan would not be involved militarily.

“But Japanese strategy began to go off the rails recently with an attempt at rapprochement between North and South Korea. In its pre-World War II strategy, Japan had long viewed the Korean Peninsula as a buffer between itself and the mainland. The Japanese occupied the peninsula to ensure that this buffer remained. After the war, the division of the peninsula and the American presence in the south guaranteed the buffer. But then last year’s Olympic rapprochement happened, and it altered a significant strategic assumption of the Japanese: that the status quo was a given. There suddenly existed the potential for an accommodation between North and South and even potentially, over time, increased Chinese influence there. Even as a distant and unlikely possibility, this was a serious problem for Japan. If the U.S. would accept an understanding between the North and South, and if that understanding included the withdrawal of some or even all U.S. troops from Korea, then the strategic balance would shift.

“Japan would lose its buffer against China. The Sea of Japan, not the Yellow Sea, would become the naval focus, and with U.S. interest in the region declining, it would be the Japanese navy that would have the primary mission of controlling the Sea of Japan. North Korea could give up its intercontinental missiles, which threaten the U.S., but keep its shorter-range missiles capable of reaching Japan, and thus Japan would have to openly create its own nuclear deterrent. And depending on the extent of the U.S. retreat from the region, Japan may no longer be able to rely on the U.S. to guarantee its access to raw materials.

“And Japan’s concerns are not utterly far-fetched. South Korea has an overriding imperative to avoid another war on the peninsula. The U.S. does not want intercontinental ballistic missiles in North Korea, but it might accept a deal permitting short-range missiles. And though neither North nor South Korea really trusts the Chinese, a U.S. retreat from the region might require some accommodation with China.

“Obviously, this scenario has yet to play out, but the Japanese have made it clear to anyone who will listen that the direction of accommodation is unacceptable to them. And this is where Japan runs into the trap embedded in its national strategy. Depending on its relationship with the U.S. to both protect it from major threats and excuse it from significant offensive action, the Japanese force, though far from insignificant, does not give Japan the weight to change the course of the negotiation. China has the potential to do so. The U.S. does as well. Japan does not.

“Charles de Gaulle warned the world of this type of problem. The ultimate guarantee during the Cold War was that, if needed, the U.S. would escalate to nuclear war to block Soviet advance. De Gaulle argued, however, that the U.S. would not trade New York for Paris. Now Japan must ask itself how far the United States would go to maintain its position in the Northwest Pacific. The region is important to the U.S., but likely not important enough to warrant a nuclear exchange. The U.S. can exit and survive. Japan does not have the luxury.

“For the first time since World War II, Japan must consider whether the strategic reality in its region could evolve in a direction “not necessarily to Japan’s advantage,” to quote Hirohito’s surrender speech in 1945. Such a shift would require Japan to rethink how it sees itself and its role in the world. Nothing may change. Indeed, with less than three weeks to go until the scheduled Kim Jong Un-Donald Trump summit on June 12, the U.S. is already suggesting there’s a “substantial chance” talks won’t happen in June. But if reconciliation happens, Japan may not have time to create the military force it will need to defend its interests. Japan cannot wait until there is clarity, nor can it proceed without a political crisis. Japan is trapped between a new reality and its old strategy.”

(The post “The Trap in Japan’s National Strategy” appeared first on ‘Geopolitical Futures’)

* With the Geopolitician of the Eurasia-Africa Axis:

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#CE SAMEDI SOIR 16 JUIN 2018 SUR AFRIQUE MEDIA/ ‘LE MERITE PANAFRICAIN’ AVEC LE GEOPOLITICIEN LUC MICHEL : DESTABILISATION DE LA PRESIDENTIELLE 2018 AU CAMEROUN

AMTV - MERITE LM déstabilisation présidentielle camer II (2018 06 16) (1)

Vers 20h30 (Douala-Ndjaména-Malabo)

et 20H30 (Bruxelles-Paris-Berlin)

Présentation Bachir Mohamed Ladan

Avec les panelistes invités ce soir

Luc MICHEL en Duplex EODE-TV depuis Bruxelles

Thème :

CAMEROUN / PRESIDENTIELLE, CRISE ANGLOPHONE, CORRUPTION…

Que faire de l’entourage corrompu du président en temps de guerre ?

Y a-t-il eu bavure de l’armée Camerounaise à Bamenda ?

L’opposition Camerounaise a- t-elle peur de Paul Biya ?

Le géopoliticien Luc MICHEL :

Analysera les nouvelles ingérences US dans les affaires intérieures du Cameroun, campagnes contre le président et contre l’armée qui combat le terrorisme, demande de l’ambassadrice de Trump Nikki Hailey pour faire libérer les terroristes embazoniens arrêtés au Nigeria.

Cette fois il est temps d’ouvrir les yeux à Yaoundé sur le complot américain pour changer le régime …

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AFRIQUE MEDIA

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# LUCMICHEL. NET/ DANS LES POUBELLES DE CETTE Ve REPUBLIQUE FRANCAISE QUI DONNE DES LECONS AU MONDE (6) : QUAND LES SERVICES ANTIDROGUE FRANÇAIS IMPORTENT MASSIVEMENT DES STUPEFIANTS EN FRANCE AVEC DES CRIMINELS !

# LUCMICHEL. NET- DANS LES POUBELLES DE CETTE Ve REPUBLIQUE FRANCAISE QUI DONNE DES LECONS AU MONDE (6) - QUAND LES SERVICES ANTIDROGUE FRANÇAIS IMPORTENT MASSIVEMENT DES STUPEFIANTS EN FRANCE AVEC DES CRIMINELS !

Revue de Presse/ 2018 06 15/
Avec FranceInfo/

Déjà vu aux USA avec la CIA …

VIDEO. Regardez « Scandale chez les stups », une enquête d’ »Envoyé spécial » !

En 2015, la saisie de sept tonnes de résine de cannabis en plein Paris tourne au scandale. Il s’agirait d’une opération montée directement par le service antidrogue avec l’aide de Sofiane Hambli, un baron de la drogue recruté par le patron des stups, François Thierry…
Une enquête d’ »Envoyé spécial » basée sur de nouveaux témoignages.

Le 17 octobre 2015, sept tonnes de résine de cannabis sont découvertes dans trois camionnettes garées en plein Paris. Une saisie record qui va pourtant entraîner la chute de l’un des plus grands policiers de France, François Thierry, le patron de la lutte antidrogue. Très vite, l’enquête révèle que l’importation de cette énorme cargaison est le fruit d’une opération montée directement par l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants. Ceci avec l’aide de Sofiane Hambli, un baron de la drogue recruté par le propre patron des stups…

« Envoyé spécial « a enquêté et rencontré des témoins qui acceptent de parler pour la première fois. Liaisons dangereuses entre flics et indics, trafic et missions clandestines : le service de lutte antidrogue aurait-il été le premier importateur de cannabis en France ?

Une enquête de Sylvain Pak, Pierre Tailliez et Thomas Lhoste diffusée dans « Envoyé spécial » le 14 juin 2018 …

* Info intéressante. MAIS A lire avec esprit critique …
https://www.francetvinfo.fr/societe/drogue/video-scandale-chez-les-stups_2796571.html

REVUE DE PRESSE …
https://www.facebook.com/Pcn.luc.Michel

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#LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ GEOPOLITIQUE AFRICAINE : LE MAROC PORTE D’ENTREE DE L’OTAN EN AFRIQUE DU NORD

LM.GEOPOL - Maroc otan (2018 06 15)   FR 1

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2018 06 15/

« Ce n’est pas un Printemps arabe mais un déluge sur les Arabes et cela se confirme chaque jour (…) C’est la colonisation de l’Irak, la destruction de la Libye, la division du Soudan et l’affaiblissement de l’Egypte »

- Ahmed Ouyahia (Premier ministre algérien et leader du RND, sept. 2012)

Si l’AFRICOM, le commandement de l’US Army en Afrique (l’un des six commandements mondiaux US) est la clé pour la pénétration américaine en Afrique, l’OTAN, tout puissant en Méditerranée grâce à la domination stratégique de la VIe Flotte US, mène une politique directe d’entrée en Afrique du Nord et au Magreb. Porte d’entrée : le Maroc. Et cible, le vieil adversaire géopolitique de Rabbat : Alger …

I –

LE MAROC AU CŒUR DE LA STRATEGIE DE L’OTAN AU MAGHREB

Alors que le commandant en chef de l’AFRICOM, le général Thomas Wadhausser, s’est rendu, fin mai en Algérie pour demander à Alger « d’ouvrir ses portes à l’OTAN » (toujours sous le vieux prétexte de la « guerre au terrorisme », sésame de l’ingérence américaine), recevant une fin de non recevoir catégorique de la part des autorités d’Alger, le Maroc participait, le 29 mai dernier , à l’Assemblée parlementaire du Traité de l’Alliance atlantique nord, l’OTAN.

Le Maroc a par ailleurs rompu, le 1er mai, ses relations diplomatiques avec l’Iran en accusant l’Iran et le Hezbollah et partant l’Algérie « d’avoir soutenu le Front Polisario et en avoir armé et formé les éléments ». Le Hezbollah libanais a rejeté catégoriquement les allégations du ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita selon lesquelles « le mouvement de la Résistance libanaise aurait soutenu le Front Polisario et formé ses éléments ». Le secrétaire-général du Hezbollah a été très clair la-dessus :  » C’est à l’impulsion des israéliens que Rabat accuse le Hezbollah dans un dossier qui lui est parfaitement étranger ».

En établissant un lien militaire entre le Front Polisario et l’Iran, le Maroc, estime de son côté Alger, cherche aussi à s’attaquer à l’Algérie et qui entretient de bonnes relations avec l’Iran et rejette catégoriquement une adhésion à l’OTAN.

LE MAROC PARTENAIRE ETROIT DE L’OTAN

En 2016, le Maroc a rejoint la « plate-forme d’interopérabilité de l’OTAN », établie pour promouvoir une interopérabilité accrue entre l’OTAN et ses partenaires dans les opérations et missions dirigées par l’OTAN. Et en 2017, le Maroc et l’OTAN ont conclu un accord pour renforcer la cybersécurité.

Depuis 1994, le Maroc a également participé au dialogue méditerranéen de l’OTAN.

Dans ce contexte, le Secrétaire-général adjoint aux affaires politiques et à la politique de sécurité de l’OTAN, l’Ambassadeur Alejandro Alvargonzález, s’est rendu au Maroc du 21 au 23 mai pour discuter de la coopération OTAN-Maroc et d’un nouveau programme de partenariat et de coopération.

Les États-Unis et l’OTAN cherchent depuis des années à avoir une solide assise dans la région ultra-stratégique du nord de l’Afrique et en Méditerranée. Le Maroc semble leur offrir, rien que par ses relations avec le camp atlantiste, une porte d’entrée dans cette région.

* Pour une esquisse de la géopolitique marocaine :

sur PCN-TV (YouTube)/

LA GÉOPOLITIQUE DU MAROC

(Analyse de Luc MICHEL)

sur https://www.youtube.com/watch?v=MPIg3d-YGbg

QUAND LA POLITIQUE DES USA AU LEVANT CONTRE L’AXE DE LA RESISTANCE S’INVITE AU MAGHREB

Revenons au dossier des rapports irano-marocains. Le Hezbollah libanais rejette les « allégations infondées » de Rabat. Le Hezbollah libanais a publié, le1er mai dernier, un communiqué dans lequel il rejette catégoriquement les allégations du ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita selon lesquelles « le mouvement de la Résistance libanaise aurait soutenu le Front Polisario et formé ses éléments ». Le Hezbollah libanais a déploré le fait que le Maroc ait recours à de telles accusations, « sous pression des États-Unis, d’Israël et de l’Arabie saoudite ». « Il aurait fallu que le ministère marocain des Affaires étrangères trouve un prétexte plus convaincant pour la rupture de ses relations avec l’Iran qui, au lieu de recourir à de vaines allégations, se met aux côtés du peuple palestinien et soutient ses idéaux », affirme le Hezbollah dans son communiqué.

Les encouragements en direction de Rabat venus des monarchies du golfe Persique, alliées étroites des USA, n’ont pas tardé. Suite à l’annonce du gel des relations entre le Maroc et l’Iran, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a salué la décision de Rabat et a de nouveau accusé l’Iran d’« ingérence dans les affaires intérieures des autres pays ». Il a prétendu que « l’Iran formait les effectifs du Front Polisario par le biais du Hezbollah libanais et que cela constituait un autre exemple de son ingérence dans les affaires internes d’autres pays ».

Dans des propos dépourvus de tout fondement juridique, le chef de la diplomatie marocaine a annoncé, toujours ce 1er mai, lors d’une conférence de presse que « le Maroc a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran qui est accusé d’avoir facilité la livraison d’armes au Front Polisario par l’intermédiaire de son allié, le Hezbollah libanais ».

En effet, sous pression de Riyad et de ses alliés qui ne ménagent aucun effort pour affaiblir le Hezbollah libanais, certains pays arabes dont Djibouti ont déjà rompu leurs relations avec l’Iran. Sans oublier le Soudan …

ET LA QUESTION SAHRAOUIE ?

En réaction à la décision inattendue de Rabat, le Front Polisario a qualifié ces accusations anti-iraniennes de « fausses et mensongères », soulignant qu’il ne coopérait pas avec l’Iran.

Étendue désertique de 266.000 kilomètres carrés, le Sahara occidental, seul territoire du continent africain dont le statut post-colonial n’est pas réglé (et qualifié de « colonie » par l’ONU !), est revendiqué par le Maroc – qui en contrôle la majeure partie – et par le Front Polisario, soutenu par Alger, qui réclame un référendum d’autodétermination. Le Maroc rejette toute solution autre qu’une autonomie sous sa souveraineté. Un cessez-le-feu est intervenu en 1991 après des années de conflit.

* Voir sur PCN-TV (YouTube) :

LE MAROC ET LA QUESTION SAHRAOUIE

(Analyse de Luc MICHEL)

sur https://www.youtube.com/watch?v=sFr2dxsLLUA

UN MARCHANDAGE USA/MAROC, PRECISEMENT SUR LA QUESTION SAHRAOUIE, A-T-IL PRECEDE L’ANNONCE DE LA RUPTURE DES RELATIONS AVEC L’IRAN ?

Le Maroc a donc rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran.

Un marché Rabat-Washington a-t-il précédé cette rupture ? La décision de Rabat intervient quelques jours après le renouvellement assez pénible de la Mission onusienne au Sahara occidental. Or le vote n’aurait pas pu avoir lieu sans l’appui décisif des Américains à Rabat, alors que les États-Unis sont engagés dans un bras de fer total contre l’Iran et qu’ils s’apprêtaient à se retirer de l’accord nucléaire qu’ils ont signé avec Téhéran en 2015.

Les accusations infondées de Rabat contre le Hezbollah comme quoi le mouvement serait « impliqué dans le trafic de missiles au Sahara occidental » et « formerait les membres du Front Polisario serviront par ailleurs la cause anti-Résistance des Etats-Unis qui multiplient des mesures restrictives à l’encontre de l’axe de la Résistance (Iran – Syrie – Hezbollah libanais). Il semblerait que le royaume marocain ait cédé à un grotesque marchandage avec Américains et Israéliens. Mais pourquoi maintenant ? La décision radicale de Rabat intervenait aussi à quelques jours d’une élection cruciale au Liban dont l’issue – avérée – devait être la large victoire du Hezbollah. Or aussi bien Israël que les Etats-Unis craignaient la perspective d’un Liban où le Hezbollah puisse peser à titre d’une force politique à part entière.

II –

DERRIERE L’INTEGRATION MAROC-OTAN, LA CIBLE ALGERIENNE

« Tout est à prévoir dans ce Sahara, plus vaste désert du monde, où même le Sahel va être reconfiguré – autre répercussion de la chute de Kadhafi (…) le régime a une peur profonde et incontrôlée du changement en Libye. Il le perçoit comme un risque pour la région toute entière »

- Zoubir Arous (professeur à l’Université d’Alger, à la BBC en 2011).

ALGER CIBLEE

J’ai traité récemment sur PRESS TV (Iran) de l’Algérie, ciblée par l’OTAN.

J’y analyse comment l’OTAN vise le « Triangle stratégique entre les frontières algériennes, tunisiennes et libyennes » et entend déstabiliser l’Algérie, avec en ligne de mire la succession du Président Bouteklika.

Je rappelle que l’Algérie a été en novembre-décembre 2010 la première cible du soi-disant « printemps arabe » ; la maturité politique du peuple algérien, échaudé par une décennie de guerre contre les islamistes, ayant fait échouer l’opération des américains …

* Voir sur PANAFRICOM-TV/

LE ‘ZOOM AFRIQUE’ DE PRESS TV (18 FEVR. 2018) AVEC LUC MICHEL: GEOPOLITIQUE AFRICAINE. L’OTAN CIBLE L’ALGERIE

sur https://vimeo.com/256377779

POURQUOI FAIRE BASCULER ALGER EST CAPITAL POUR LES PROJETS IMPERIALISTES AMERICAINS ?

Faire basculer Alger est capital pour les projets impérialistes américains au Moyen-Orient :

- D’une part parce que l’Algérie est le dernier pays libre, indépendant, avec la Syrie sur le Front arabe. Et qu’elle est par sa population, son armée puissante et sa richesse pétro-gazière l’Etat central du Maghreb.

- D’autre part parce q’une Algérie libre et arabe est et reste un point d’appui pour la Résistance arabe.

- Enfin parce que l’Algérie dispose aussi de capacités d’intervention contre précisément le Maroc, allié fidèle des USA (qui a participé directement à l’agression militaire contre la Libye en 2011, ce qu’on cache aux Marocains). Ceci via le Front Polisario – allié d’Alger et hier de Tripoli (une Brigade du Polisario a combattu avec les Kadhafistes en Libye) – et le levier du conflit sahraoui.

LA QUESTION GEOPOLITIQUE DU « PRINTEMPS ARABE » ET SES IMPLICATIONS SUR LA SECURITE DE L’ALGERIE

La question géopolitique du « printemps arabe » a eu des répercussions directes sur l’Algérie, la frontière Ouest avec le Maroc se trouvant dégarnie. Des milliers de militaires algériens postés devant l’ennemi officiel ont du être été mutés de l’autre côté du pays dès les événements de Libye en 2011, 1.500 kilomètres à l’Est, pour surveiller la frontière désertique avec la Libye qui court sur près de 1.000 kilomètres, pour éviter les infiltrations de groupes terroristes surarmés qui pourraient profiter de l’absence d’Etat. La propagation des armes de Libye bénéficiant à Al-Qaïda au Maghreb islamique, qui est basé en Algérie. L’Algérie a du renforcer la sécurité le long de sa frontière avec la Libye. L’Algérie reste confrontée à une menace depuis la fin d’une insurrection lancée après que l’armée annule les élections en 1992, alors qu’un parti islamiste était en passe de les remporter. Mais le gouvernement algérien tire également beaucoup de légitimité de sa réalisation à surmonter dans une large mesure ce défi.

On notera incidemment que cet « ennemi officiel » d’Alger, le Maroc, a participé directement à l’agression de l’OTAN contre la Libye printemps-été 2011, des forces militaires et aériennes étant alors intégrées au corps expéditionnaire Qatari. Ce qu’on a dissimulé soigneusement à l’opinion publique marocaine. Le Maroc, tout comme le CNT de 2011 parrainé par BHL, était (et est) un allié discret d’Israël. Le Parlement marocain avait précisément consacré un séminaire consacré aux « capacités militaires de l’Algérie » fin 2010 …

(Sources : Fars – ELAC Website – PCN-TV – Panafricom-TV – EODE Think tank)

Photo :

Le Général Knud Bartels, président du Comité militaire de l’OTAN (D) et le Représentant militaire du Maroc au sein de l’Alliance atlantique.

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

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#CE VENDREDI SOIR 15 JUIN 2018 SUR AFRIQUE MEDIA/ ‘LE MERITE PANAFRICAIN’ AVEC LE GEOPOLITICIEN LUC MICHEL : PROCES DE L’ACCIDENT FERROVIAIRE D’ESSEKA AU CAMEROUN. CAMRAIL ET LE GROUPE BOLLORE EN LIGNE DE MIRE

AMTV - MERITE LM procès esseka ve (2018 06 15)

Vers 20h30 (Douala-Ndjaména-Malabo)

et 20h30 (Bruxelles-Paris-Berlin)

Présentation Guy Nfondop

Avec les panelistes invités ce soir

Luc MICHEL en Duplex EODE-TV depuis Bruxelles

* Thème :

CAMEROUN/PROCÈS CAMRAIL

Le procureur demande la  condamnation de Jean Pierre Morel et Cie

Chapeau : Le ministère public a requis mercredi 13 juin, contre le directeur général de Camrail, cadres et employés poursuivis, une condamnation pour homicide involontaire et  activité dangereuse. Si le tribunal accède à cette demande, les prévenus risquent entre six et vingt ans de prison au Cameroun. Ils risquent également la réclusion à perpétuité car les faits qui leurs sont reprochés ont conduit à la mort, notamment de 79 personnes.

* Le géopoliticien Luc MICHEL :

Analyse pourquoi l’ombre du procédurier Bolloré pèse sur le procès …

Il répond aux questions :

Vous n’êtes pas surpris par la défense lors du procès d’Esseka. Vous dites que derrière les « lampistes » il y a évidemment Bolloré et la direction de son groupe. Et que Bolloré est le roi des procéduriers !?

Comment expliquer la démultiplication des affaires contre Bolloré depuis quelques semaines ? Le syndrôme de « Vincent trop puissant » ne suffit pas à l’expliquer selon vous ?

# ALLER PLUS LOIN :

OUVERTURE DU PROCES D’ESSEKA …

Le compte-rendu d’audience du journaliste Guy Nfondop :

Ce Mercredi, alors que la salle d’audience du palais de justice d’Eseka affiche complet, le public ayant répondu massivement présent, le président du tribunal déclare ouverte l’audience correctionnelle du jour. Après la lecture de l’unique affaire inscrite au rôle par le greffier-audiencier, la parole est donnée au ministère public pour ses réquisitions, conformément aux motifs de renvoi du 09 mai 2018.

Le parquet, évoluant en collégialité, avant d’entamer un monologue interminable, rappelle la responsabilité historique du président du tribunal, dont la décision très attendue par l’opinion fera jurisprudence au Cameroun. Après un résumé des débats devant le tribunal, le procureur demande une condamnation des 13 prévenus de l’affaire pour homicide et blessures involontaires, et activité dangereuse. Le procureur de la république soutient sa demande en affirmant que chacun d’entre eux avait été responsable du déraillement du train 152 le 21 octobre 2016, malgré le choix de ces derniers de plaider non coupable. Un choix d’ailleurs jugé par celui-ci comme inacceptable vu les dépositions lors de l’enquête préliminaire.

Le Directeur Général de Camrail avait, durant les débats, soutenu que seule une expertise internationale pouvait juger du matériel présenté comme défectueux par des témoins et experts convoqués devant  le tribunal. Le procureur a rappelé la pléiade d’éléments démontrant une défaillance matérielle des wagons CSR de fabrication chinoise ; s’appuyant entre autre sur un rapport de maintenance de Camrail de 2015, présenté par M. Esiga, l’un des experts appelés à la barre, qui soulignait de graves défaillances de freinage desdits véhicules. M. Esiga précisait d’ailleurs que si « le fournisseur n’a jamais reçu le reste du paiement, c’était à cause de cette défaillance ». Pourtant, les voitures ont continué de transporter les camerounais jusqu’en 2016.

Concernant le conducteur du train, Matias Yetna, surnommé « le boucher d’Eseka » par les avocats de l’accusation, le procureur a dénoncé « sa légèreté dans l’accident, face à la défaillance du système de freinage pourtant bien connu par celui-ci depuis 2015 ». « Ce dernier confronté à un tonnage anormalement élevé ce jour là, aurait dû se désengager ou bien prévenir sa hiérarchie dès les premiers signes de disfonctionnement. », déclare le procureur. Il se demande également pourquoi le conducteur n’a pas arrêté le train après avoir constaté « qu’il ne parvenait pas à suivre les indications des panneaux de signalisation ? ». Après un long argumentaire, le magistrat conclu que   « que le chauffeur est le principal responsable de l’accident. Il s’est mis à agir sans signaler le problème à sa hiérarchie » souligne-t-il.

Avant de demander au juge de se mettre en voix de condamnation contre les prévenus, le procureur de la république s’est également intéressé à la situation du nommé Fru Valentine Awa, chef de sécurité de Camrail à Yaoundé, au moment des faits. S’appuyant sur différents rapports d’experts dans l’affaire, le magistrat démontre que ce dernier a « signé le bulletin d’ordre au conducteur en écartant la défection du système de freinage et principalement, ce jour là, de 2 wagons défectueux », précise-t-il. Absent de l’audience depuis le début, le procureur a annoncé que des mesures seront prises pour sa comparution effective.

L’audience une nouvelle fois reportée !

Après les réquisitions du procureur, la parole a été donnée à l’autre démembrement de l’accusation que sont les avocats des victimes, constitués des collectifs Fru-Voukeng-Tougoua et Frouss. Les deux collectifs s’accorderont immédiatement sur l’ordre des plaidoiries de l’accusation. Me Voukeng plaide en premier et fustige, entre autres, l’absence devant le tribunal des actionnaires de Camrail qui seuls ont la décision finale sur l’achat et la maintenance des équipements. Juste après, Me Dominique Frouss appuyant les réquisitions du procureur demande également au président de suivre l’exemple du Benin où le groupe Bolloré a été condamné.

Au terme des plaidoiries de l’accusation, le président du tribunal donne la parole à la défense pour le même exercice. Celle-ci reviendra plutôt sur une demande de convocation de nouveaux témoins devant la barre introduite plutôt, avant de demander un nouveau renvoi d’audience. Ce qui va provoquer l’ire du président du tribunal, qui en appelle alors au respect de l’institution. A la demande répétée de l’accusation, l’audience est reportée au 27 juin prochain.

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#LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ GEOIDEOLOGIE – L’IDENTITE EURASIENNE DE LA RUSSIE (II). LA ‘POLITIQUE ÉTRANGÈRE DE LA RUSSIE. LE CONTEXTE HISTORIQUE ‘ (LAVROV)

LM.GEOPOL - VFR Geoideologie russie   eurasie II (2018 06 15) FR.doc (1)

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2018 06 15/

Résumé français d’une analyse de Luc MICHEL

publiée originellement en anglais.

* Version anglaise complète (avec l’article intégral de Lavrov) sur :

LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/

GEOIDEOLOGY – RUSSIA’S EURASIAN IDENTITY (II):

‘RUSSIA’S FOREIGN POLICY. HISTORICAL BACKGROUND’ (LAVROV)

sur http://www.lucmichel.net/2018/03/22/luc-michels-geopolitical-daily-geoideology-russias-eurasian-identity-ii-russias-foreign-policy-historical-background-lavrov/

« Incidemment, le besoin de modernisation basé sur les réalisations européennes était clairement manifeste dans la société russe sous le tsar Alexis, tandis que le talent et l’ambition de Pierre le Grand lui donnait un coup de fouet. S’appuyant sur des mesures nationales dures et sur une politique étrangère résolue et réussie, Pierre le Grand a réussi à placer la Russie dans la catégorie des principaux pays européens en un peu plus de deux décennies. Depuis lors, la position de la Russie ne pouvait plus être ignorée. Aucun problème européen ne peut être résolu sans l’avis de la Russie »

- Sergueï Lavrov (mars 2016).

« L’Empire russe était le plus grand empire de tous les temps dans la totalité de tous les paramètres – sa taille, sa capacité à administrer ses territoires et la longévité de son existence (…) l’Histoire a conféré à la Russie la mission d’être un lien entre l’Orient et l’Occident »

- Hélène Carrère d’Encausse (L’Empire d’Eurasie).

Dans un article de référence intitulé «La politique étrangère russe: le contexte historique», publié le 3 mars 2016 dans la revue russe « Russia in Global Affairs » (« La Russie dans les affaires mondiales »), le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a remis en question la perspective occidentale sur la Russie ».

Selon Lavrov :

« la Russie a joué un rôle important dans l’élaboration de l’histoire européenne et des politiques européennes contemporaines ». Il écrit que « contrairement à la croyance répandue en Occident que la Russie serait l’outsider politique de l’Europe (…), elle fait partie intégrante du contexte européen », ajoutant que « tout au long de l’histoire, la Russie a été contrée par la géographie, l’histoire et son interconnexion avec la Russie, ce qui signifie que le premier devra toujours considérer le second ».

Lavrov ébauche également un « monde bipolaire dans lequel la Russie affronte les États-Unis en élargissant son propre domaine d’influence politique et de pouvoir. De l’Atlantique vers le Pacifique, dans le cadre d’une nouvelle entité politique – L’Eurasie ».

Et il ajoute :

« Nous avons eu une chance pratique de réparer la fracture de l’Europe et de réaliser le rêve d’un foyer européen commun, que de nombreux penseurs et politiciens européens, y compris le président français Charles de Gaulle, ont embrassé de tout cœur. La Russie était totalement ouverte à cette option et a avancé de nombreuses propositions et initiatives dans ce sens. »

* Voir aussi la Partie I de cette analyse sur :

LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/

GEOIDEOLOGIE – L’IDENTITE EURASIENNE DE LA RUSSIE (I).

LE MINISTRE RUSSE LAVROV A DIT A LA CONFERENCE SUR LA SECURITE DE MUNICH 2018 : ‘COMME LE TROISIEME REICH, LES ETATS-UNIS ESSAYENT DE REJETER LA RUSSIE HORS DE L’EUROPE’ …

http://www.lucmichel.net/2018/06/14/luc-michels-geopolitical-daily-geoideologie-lidentite-eurasienne-de-la-russie-i-le-ministre-russe-lavrov-a-dit-a-la-conference-sur-la-securite-de-munich-2018-comme-le-troi/

(Sources: Russian MFA Website – EODE think-Tank)

Photo:

L’étoile rouge à cinq pointes sur les tours du Kremlin de Moscou, érigées à l’époque de Staline et de l’URSS, est toujours là, symbolisant à la fois le communisme et le socialisme. Cette photo accompagnait l’article de Lavrov (Source: Russia in Global Affairs, 3 mars 2016). Notez que l’étoile est de couleur non rouge mais pourpre, la couleur très romaine du drapeau de l’Union eurasienne …

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

* Avec le Géopoliticien de l’Axe Eurasie-Afrique :

Géopolitique – Géoéconomie – Géoidéologie – Géohistoire –

Géopolitismes – Néoeurasisme – Néopanafricanisme

(Vu de Moscou et Malabo) :

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________________

* Luc MICHEL (Люк МИШЕЛЬ) :

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* EODE :

EODE-TV https://vimeo.com/eodetv

WEBSITE http://www.eode.org/

LM.GEOPOL - VFR Geoideologie russie   eurasie II (2018 06 15) FR.doc (2) LM.GEOPOL - VFR Geoideologie russie   eurasie II (2018 06 15) FR.doc (3) LM.GEOPOL - VFR Geoideologie russie   eurasie II (2018 06 15) FR.doc (4)

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#LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ GEOIDEOLOGIE – L’IDENTITE EURASIENNE DE LA RUSSIE (I). LE MINISTRE RUSSE LAVROV A DIT A LA CONFERENCE SUR LA SECURITE DE MUNICH 2018 : ‘COMME LE TROISIEME REICH, LES ETATS-UNIS ESSAYENT DE REJETER LA RUSSIE HORS DE L’EUROPE’ …

LM.GEOPOL - VFR Geoideologie russie   eurasie I (2018 06 14) FR (2)

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/

Luc MICHEL pour EODE/

Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/

2018 05/

Résumé français d’une analyse de Luc MICHEL

publiée originellement en anglais.

* Version anglaise complète sur :

LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/

GEOIDEOLOGY – RUSSIA’S EURASIAN IDENTITY (I):

RUSSIAN FM LAVROV SAID MUNICH SECURITY CONFERENCE ‘LIKE THE THIRD REICH, THE U.S. TRIES TO PUSH RUSSIA OUT OF EUROPE’ (2018 03 19)

sur http://www.lucmichel.net/2018/03/19/luc-michels-geopolitical-daily-geoideology-russias-eurasian-identity-i-russian-fm-lavrov-said-munich-security-conference-like-the-third-reich-the-u-s-tries-to-push-russia/

« L’Occident dirigé par les Etats-Unis répète aujourd’hui les mêmes politiques du Troisième Reich, en essayant d’isoler la Russie (…) La Russie n’est pas l’outsider politique de l’Europe, mais elle fait partie intégrante du contexte européen »

- Sergueï Lavrov.

Retour sur la Conférence sur la sécurité de Munich (sujet que j’avais traité directement en anglais).

Si prolixe sur la Russie en ces jours de russophobie paranoïaque, les médias occidentaux n’ont guère parlé du grand discours du ministre russe Lavrov, exposant les fondements géoidéologiques de la Politique étrangère russe. Un discours dérangeant, parce qu’il dresse un parallèle historique et idéologique entre la politique internationale du IIIe Reich et celle, actuelle, des USA (1) …

Le 17 février 2018, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a prononcé ce discours lors de la conférence annuelle de Munich sur la sécurité 2018, résumant tous les principaux piliers de la politique étrangère de la Russie. Sans surprise, Lavrov avait choisi d’ouvrir avec un de ses leitmotive préféré: comment la « fin de l’Histoire » («End Of History») de Francis Fukuyama a été renversée.

UNE PLONGEE DANS L’IDEOLOGIE AMERICAINE :

QUELLES SONT LES THESES DE FUKUYAMA ?

La victoire américaine de 1991, largement surestimée dans les cercles conservateurs qui entourent le président Bush, fera place à une nouvelle théorisation de l’impérialisme yankee. Les proches conseillers de Bush lui donnent immédiatement une nouvelle définition: c’est le «Nouvel Ordre Mondial» au nom duquel les USA ont reçu la mission de «pacifier» le monde et d’imposer des pseudo-valeurs de «libre-échange». Les principaux théoriciens de l’impérialisme américain à l’aube du XXIe siècle sont Francis Fukuyama, Samuel P. Huntington et Zbigniew Brzezinski.

Francis Fukuyama publie en 1992 « La fin de l’histoire et le dernier homme », où il développe la fameuse thèse qu’il avait émise en 1989 dans le magazine « The National Interest ».

Que veut dire Fukuyama par « fin de l’histoire »? Derrière des philosophes comme Hegel et Kojève, il considère que l’histoire est le résultat d’antagonismes entre les différentes idéologies et formes d’organisation sociale, qui se combattent pour la reconnaissance. Cependant, avec la chute du Mur, la chute du communisme et la victoire de la démocratie libérale, l’histoire, prise dans ce sens, s’abolit. La preuve est faite que le destin de l’humanité, est la démocratie libérale moderne, l’idéologie politique de l’impérialisme américain, qui, même si elle pouvait être perfectionnée, offre selon Fukuyama le meilleur monde possible.

En 1997, avec « La confiance et le pouvoir », Francis Fukuyama précise sa pensée et souligne que la majorité des nations se dirigent politiquement vers la démocratie et économiquement vers l’économie de marché. Dans ce nouveau livre, il développe une justification idéologique de la supériorité du modèle social américain et entreprend de démontrer qu’il existe une relation entre «vertus sociales et prospérité économique», la première générant la seconde. L’État providence a dû battre en retraite. Il affirme qu’il y a des pays plus capables que d’autres de se développer. Il s’oppose aux sociétés familiales, comme la France, l’Italie ou la Chine, avec un faible degré de confiance, qui implique une forte intervention de l’État, et des sociétés de confiance, automatiquement plus prospères, comme le Japon, l’Allemagne et les États-Unis.

Mais Fukuyama est surtout l’idéologue du projet de société américaine à long terme, qu’il affirme être l’avenir ultime de l’humanité. C’est simplement l’accomplissement ultime du «destin manifeste». Et c’est surtout une vision cauchemardesque d’une société où disparaissent le politicien et l’homme acteur de l’histoire, où le destin des hommes et des peuples est remplacé par un monde unifié, gris et sale, où le consumérisme accompli sera l’horizon ultime. Et triomphera alors le dernier Homme, plus soucieux d’assurer son bien-être que d’affirmer sa valeur par les œuvres brillantes ou par les guerres.

Dans un entretien retentissant au quotidien « Le Monde » du 17 juin 1999, Fukuyama précise sa vision du « dernier homme », incontestablement « la fin de l’histoire »: « Le caractère ouvert de la nature des sciences contemporaines nous permet de calculer que, d’ici aux deux prochaines générations, la biotechnologie nous donnera des outils qui nous permettront d’accomplir ce que les spécialistes de l’ingénierie sociale n’ont pas réussi à faire.À ce stade, nous allons certainement mettre fin à l’histoire humaine parce que nous abolirons les êtres humains tels qu’ils sont, une nouvelle histoire commencera, au-delà de l’humain « . Voici brutalement exposé le projet de la société ultime de l’oligarchie américaine !

Dans la même interview, il précise la continuité de sa thèse autrement sur « la fin de l’histoire » avec son projet orwellien de société: « Quand j’ai publié » La fin de l’histoire « , en 1992, il a dit: » J’ai été harcelé par les critiques mais je n’ai pas parlé de la même histoire que mes censeurs. Je voulais dire qu’avec la chute du bloc Est, de nombreuses questions fondamentales concernant l’idéologie et les institutions qui avaient sous-tendu l’histoire pendant des décennies ont été ajustées plus ou moins, dans les pays développés. Aujourd’hui, les vrais problèmes se situent à la base des structures sociales et religieuses, et de la culture « .

L’homme deviendra alors un « chien heureux » note Fukuyama: « Un chien est heureux de dormir au soleil toute la journée, tant qu’il est nourri, car il n’est pas insatisfait de ce qu’il est. faire d’autres chiens meilleurs que lui, ou que sa carrière de chien reste stagnante.Si l’homme atteint une société dans laquelle il aura réussi à abolir l’injustice, sa vie finira par ressembler à celle du chien « . Fukuyama reste muet sur ceux qui seront les maîtres de ces « chiens heureux », et qui les garderont en laisse …

QUE REPOND LAVROV A FUKUYAMA ?

Le livre de Fukuyama « La fin de l’histoire et le dernier homme », publié en 1992, postule que, avec la fin de la guerre froide, la démocratie libérale occidentale a survécu en tant que forme finale du gouvernement humain (2). Cependant, au cours des dernières années, Lavrov a promu la contre-thèse que la fin de l’histoire de Fukuyama n’a pas réussi à concrétiser. Lavrov a également souligné cette affirmation lors de la précédente conférence de Munich sur la sécurité en 2017. À cette occasion, Lavrov a affirmé que «l’ordre de l’après-guerre froide», c’est-à-dire le libéralisme, «a pris fin». Rejetant les allégations selon lesquelles la Russie tente de saper le soi-disant «ordre mondial libéral», il a néanmoins souligné que la Russie rejette «l’ordre mondial libéral», qu’il a défini comme un modèle qui a dégénéré en un simple instrument de la croissance d’un club d’élite de pays et sa domination sur tout le monde.  » Dans son discours de Munich 2017, Lavrov a imploré les dirigeants «d’un sens des responsabilités» de choisir «un ordre mondial post-occidental» dans lequel chaque pays développe sa propre «souveraineté» dans le cadre du droit international, dans le respect de l’identité de chaque pays.

Cette année, Lavrov était beaucoup moins conciliant dans son analyse, car il établissait un parallèle entre les politiques du Troisième Reich et l’ordre mondial occidental. Lavrov a mentionné que lors des Procès de Nuremberg, les dirigeants du Troisième Reich ont justifié le Pacte de Munich (1938) en affirmant que «l’objectif est d’expulser la Russie de l’Europe.» Selon Lavrov, « l’Occident dirigé par les Etats-Unis répète aujourd’hui les mêmes politiques du Troisième Reich, en essayant d’isoler la Russie ».

« LA RUSSIE N’EST PAS L’OUTSIDER POLITIQUE DE L’EUROPE, MAIS ELLE FAIT PARTIE INTEGRANTE DU CONTEXTE EUROPEEN » (LAVROV)

Lavrov est ensuite passé à un autre de ses leitmotifs préférés: « La Russie n’est pas l’outsider politique de l’Europe, mais elle fait partie intégrante du contexte européen ». Ce que je dit depuis 1983 ! (3) Ce concept a été longuement abordé dans son traité « Russia’s Foreign Policy: Historical Background » le 3 mars 2016. Dans lequel Lavrov, insistant sur « l’identité eurasienne de la Russie », a expliqué que « la Russie a joué un rôle important dans l’histoire européenne et les politiques européennes contemporaines. » Dans son discours à Munich, Lavrov a appelé l’UE « Arrêter d’essayer de nager à contre-courant de l’histoire » et de renouveler le système des relations internationales sur une base « équitable ». Il a conclu en demandant à l’UE de « se joindre aux travaux de l’Union économique eurasienne ».

NOTES :

(1) Luc MICHEL, L’AMERICANISME EST LE NAZISME DU XXIe SIECLE !, Editorial de juin 2002 de « LA CAUSE DES PEUPLES » – N° 16,

http://www.pcn-ncp.com/editos/fr/ed-020600.htm

Extrait: Jean-Edern Hallier, dans son livre prophétique LA CAUSE DES PEUPLES, qui a directement inspiré le titre et notre association transnationale de solidarité LCDP-TPC, dénonçait déjà il y a quatre décennies la relation étroite – des projets, des méthodes darwiniennes et la même philosophie – entre l’américanisme et le nazisme. Avant lui, les voix du national-communiste Lauffenberg, le leader de la République des Conseils de Hambourg (depuis 1920), de l’Ernst Jünger de DER ARBEITER (le Travailleur) et de Jean Thiriart, le théoricien de l’anti-américanisme moderne, s’ étaient déjà élevées contre l’américanisation du monde. Écoutons les mots forts de Hallier: «Bien sûr, l’américanisme n’est ni le fascisme ni le national-socialisme, mais il est déjà beaucoup plus! Parce que l’impérialisme américain, opérant à l’échelle mondiale, a inventé des lois à la mesure de son pouvoir. et le fascisme puritain, on devrait plutôt parler de plutofascisme! … quand Hitler a comparé l’expansionnisme allemand et américain, il n’a pas caché son admiration pour le «dynamisme» américain et le «nouvel élément du pouvoir» sur la scène internationale, qui s’était développé sur les «terres vierges» du monde, l’Amérique du Nord, alors qu’il devait travailler dans la vieille Europe. Le sionisme gâtait tout entre les deux puissances qui avaient de bonnes chances de s’entendre, mais Hitler, dans son racisme aveugle, n’avait pas encore pu découvrir que le sionisme, avant-garde de l’impérialisme, avait les mêmes germes de nationalisme et de fascisme, plus aiguisés, mieux adaptés aux nouvelles exigences du capitalisme que les théories qu’il avait développées de son côté. Depuis ».

(2) See Luc MICHEL, AMERICAN IMPERIALISM – THEORIES : THE PEOPLES’ANSWER, 7 Septembre 2012 , Conference to « Youth Camp for Green, Peace and Alternative movements » (Germany, July 2001)

on http://www.pcn-ncp.com/youthcamp2001.htm

(3) See Luc MICHEL, “La Russie c’est aussi l’Europe”, in CONSCIENCE EUROPEENNE, review, N°6, décembre 1983, Charleroi.

The act of birth of the Neoeurasism …

on http://www.lucmichel.net/2014/05/29/pcn-timeline-ideologie-1983-84-le-pcn-reinvente-le-national-bolchevisme-moderne/

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

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# EODE-TV/ OCS 2018 – RUSSIAN PRESIDENT VLADIMIR PUTIN: COMBATING TERRORISM REMAINS SCO’S PRIORITY

EODE-TV/ 
OCS 2018 – RUSSIAN PRESIDENT VLADIMIR PUTIN: 
COMBATING TERRORISM REMAINS SCO’S PRIORITY

Russian President Vladimir Putin spoke at the large-scale meeting of the SCO summit Sunday morning in east China’s coastal city of Qingdao. He said that combating terrorism remains SCO’s priority and significant results have been achieved in Syria and he welcomed the forthcoming Trump-Kim Summit in Singapore.

(Source: CGTN)
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