# PRESS TV/ ‘ZOOM AFRIQUE’ DU 13 09 2020/ TOTAL CONTINUE SON PROCESSUS DE DESTRUCTION DES ECOSYSTEMES AFRICAINS

* La vidéo sur : https://vimeo.com/457561945/ 
(Séquence TOTAL du Magazine du Début à 4’20)

Sur le ZOOM AFRIQUE de PRESS TV du 13 septembre 2020 :
Total continue son processus de destruction des écosystèmes africains

La multinationale française Total se trouve de plus en plus sous le feu des projecteurs et continue ses exactions. Le géant pétrolier français Total a annoncé vendredi avoir atteint un accord avec le gouvernement ougandais sur le développement d’un oléoduc de brut. Le président ougandais, Yoweri Museveni, et le PDG de Total, Patrick Pouyanné, ont atteint un accord sur les conditions de l’entrée de l’entreprise publique Uganda National Oil Company dans le projet, ainsi que sur l’Accord de gouvernement hôte (HGA) qui gouvernera le projet d’oléoduc en Ouganda, a déclaré Total dans un communiqué. L’oléoduc de l’est de l’Afrique, d’une longueur de 1.445 km et d’un coût de 3,55 milliards de dollars, ira des puits de pétrole de l’ouest de l’Ouganda au port de Tanga, en Tanzanie.

Cela dit, l’Ouganda est un État dont les ressources naturelles semblaient modérées, avec principalement des terres érables, du cobalt, du cuivre et de l’or. En 2006, la découverte de gisements de pétrole dans le pays avait fait l’effet d’un tremblement de terre comme pour le Mozambique au jour d’aujourd’hui. Ces gisements de pétrole se trouvent au large du gigantesque lac Albert. Les risques ont toujours été évidents : le projet pourrait entraîner une pollution du lac et de tout son écosystème, comme partout ailleurs où s’implante la multinationale.

PETROLE EN AFRIQUE DE L’EST :
DE NOUVEAU, DES ONG INTERNATIONALES ONT CONJOINTEMENT DENONCE LA GESTION DU PROJET PAR TOTAL

La Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et Oxfam – des ONG qu’il faut suivre de manière critique car liées aux occidentaux – ont cosigné à cette occasion un rapport intitulé « Pétrole en Afrique de l’Est : les communautés en danger ». Ce rapport est le fruit de deux études d’impacts menées pendant deux ans dans les zones en danger. Ce sont 12 000 familles qui sont menacées d’être expulsées de leurs terres avec des compensations insatisfaisantes ou pratiquement aucun dédommagement.

L’environnement est donc compromis par la firme française Total (ex Elf). En plus de la gestion du lac qui pose question, s’additionne à cela la construction annoncée par Total du plus grand oléoduc chauffé au monde qui devrait traverser l’Ouganda et la Tanzanie tout en logeant sur 33 kilomètres le fameux Lac Victoria. Au-delà du caractère polluant d’un oléoduc chauffé ou des risques de fuites, les écosystèmes se trouvant sur la route de son tracé sont selon les experts vulnérables. Via des médias mainstream, Total a rejeté certaines des accusations du rapport d’Oxfam et de la FIDH, récusant notamment d’avoir mis sous pression des activistes et se dit ouvert à « poursuivre le dialogue utile » avec les ONG. Total devra s’expliquer de la situation le 28 octobre prochain devant la Cour d’appel de Versailles. Le géant de l’énergie est assigné en justice par six ONG qui l’accusent de ne pas prendre en compte les populations locales et l’environnement dans la faisabilité de leur projet.

CELA FAIT DES DECENNIES QU’AUCUNE MULTINATIONALE OCCIDENTALE N’EST REELLEMENT JUGEE POUR CES CRIMES CONTRE LES POPULATIONS LOCALES ET L’ECOLOGIE

Cela dit, lorsque le président de la République française se trouve derrière la firme, il est difficile pour la justice de pouvoir trancher en face de ces ONG. En effet, Zoom Afrique s’était penché sur le même problème au Mozambique, qui concerne tout autant l’écologie ainsi que le déplacement forcé des populations locales. Cela fait des décennies qu’aucune multinationale occidentale n’est réellement jugée pour ces crimes contre les populations locales et l’écologie. Dans ce genre d’affaire, surtout si cela concerne l’Afrique, la justice internationale est partiellement, pour ne pas dire totalement partiale, dans le sens où les lois ne s’appliquent pas ou très peu aux multinationales. Généralement, c’est une fois que le mal est fait que non seulement les ONG réagissent, mais de plus, la justice commence simplement à examiner le dossier. Ce qui montre bien la volonté de nuire au continent africain et à sa population.

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