# LUC MICHEL’S GEOPOLITICAL DAILY/ ANALYSE PROSPECTIVE : QUELLE SERA LA GEOPOLITIQUE DE JOE BIDEN?

LM.GEOPOL - III-2020-1290 géopolitique de biden (2020 11 30) FR

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE/
Luc MICHEL pour EODE/
Quotidien géopolitique – Geopolitical Daily/
2020 11 30/
Série III/2020-1290

I-
J’ai donné ce matin à RADIO ALGERIE un entretien, où j’analyse prospectivement la future politique étrangère de Joe Biden, en parallèle à celles d’Obama et de Trump.

* RADIO ALGERIE/ PODCAST/
Le Podcast : https://vimeo.com/485203829

LA FAILLITE DE LA “GEOPOLITIQUE DE L’EMOTION”

Je n’ai de cesse de mettre en garde les naïfs contre la « géopolitique de l’émotion », qui est tout sauf de la Géopolitique, et contre ceux qui croient aux fausses analyses à courte vue. Croire en particulier aux discours électoraux de Trump, opportuniste style girouette par grand vent, c’était se tromper soi-même lourdement (1). Et croire aux billevesées des théoriciens du Complot, ces « effroyables imposteurs », c’est doublement se tromper. En particuliers en Afrique où il y a des pro-Trump, saisis d’une sorte de « syndrome de Stockholm géopolitique » (2) ! La Géopolitique de l’émotion c’est çà, un discours, une élection, un coup de poker géopolitique et on croit que le monde change. A tord. Pour comprendre il faut connaître l’Histoire sur le long terme, savoir que chaque Géopolitique, dont celle vue de Washington, repose sur des fondamentaux intangibles (où c’est le suicide géopolitique, du style de la Perestroika de Gorbatchev), savoir quels sont les réseaux derrière l’Homme.

C’est sur base d’une telle analyse que j’avais déjà exposé ce que serait en réalité la présidence d’Obama, dès le jour de son élection en 2009. Là aussi les nerfs des analystes avaient lâché. Quel enthousiasme, même Kadhafi s’était laissé prendre au piège de ce métis cornaqué par le géopoliticien Brzezinski (Le Grand Echiquier) et le milliardaire spéculateur Söros (les « révolutions de couleur »).

Relisez- moi (11 ans après mon article de 2008 vaut aujourd’hui bilan de la présidence Obama) :

* Obama disparait dans les poubelles de l’Histoire / il reste peu de chose de l’imposture Obama façonnée par Söros et Brzezinski en 2008 …
sur http://www.lucmichel.net/2017/01/11/lucmichel-net-obama-disparait-dans-les-poubelles-de-lhistoire-il-reste-peu-de-chose-de-limposture-obama-faconnee-par-soros-et-brzezinski-en-2009/

LES QUESTIONS DE LA JOURNALISTE RABEA SLIMANI POUR RADIO ALGERIE:

Antony Blinken, secrétaire d’État adjoint sous la présidence de Barack Obama, s’est par le passé prononcé en faveur d’interventions militaires américaines au nom des « droits de la personne », va-t-on assister à des guerres comme celles que le monde a connu lors du mandat d’obama ?
Le nouveau secrétaire d’état est un francophone pourquoi ce choix ?
Est-ce que l’Amérique va s’intéresser davantage au pré carrė français en Afrique ?
Quelle serait la politique d Anthony Blenkin pour l’Afrique et le Moyen-Orient (Palestine, Iran, Israël, Turquie) ?
Que révèlent les mails d’Hillary Clinton a propos de la Libye ?

II-
COMPRENDRE (1) :
LES FONDEMENTS DE LA GEOPOLITIQUE AMERICAINE ET L’INFLUENCE DE STRATFOR

Relire le livre « The next hundreds years » de Georges Friedman, le patron de Stratfor (où on trouve de nombreuses thématiques reprises par Trump, notamment la théorie du « remplacement de population » qui explique le tropisme anti-latinos et anti-mexicain du président) …

On reste là dans les fondamentaux de la Géopolitique américaine, cette géopolitique « vue des USA », celle de Brzezinski, qui s’exprime dans les analyses du Think Tank Stratfor. Et plus encore celle du mentor du géopoliticien américano-polonais Kissinger. Car si Söros et Brzezinski étaient en embuscade dès la campagne d’Obama en 2008, c’est bien le vieux Kissinger qui était derrière Trump.

COMPRENDRE (2) :
QUE DISAIT ‘STATFOR’ DES FONDEMENTS DE LA POLITIQUE ETRANGERE DES USA ? EN 2017 ?
“WASHINGTON’S COLD WAR CONTAINMENT STRATEGY IS ALIVE AND WELL, AND MORE” (STRAFOR)

Précisément fin janvier 2017 (après mes analyses preospective de fin 2016), le très influent Think Tank STRATFOR, proche du lobby militaro industriel, publiait une analyse prévisionnelle, sous le titre explicite « La stratégie de Washington du ‘Containment’ de la Guerre froide est bien vivante et plus encore » ! Ce que disait Stratfor en 2017 reste d’actualité pour comprendre ce que sera Biden …

Que disait Stratfor ?
« Avec le changement de direction viendront des ajustements aux relations de Washington avec d’autres pays – peut-être surtout la Russie (…) La rhétorique de la campagne ne correspond pas toujours à l’action prise une fois au pouvoir, surtout quand il s’agit de politiques enracinées dans les réalités géopolitiques (…) Il y a un nouveau président américain, mais la politique de Washington de ‘containment’ de la Russie est encore très puissante. »
Stratfor ajoutait que « L’un des plus grands impératifs géopolitiques des Etats-Unis est d’empêcher la montée des hégémonies régionales ayant la capacité de la défier. La domination historique de la Russie sur l’Eurasie, la montée de l’Union Soviétique en tant que superpuissance après la Seconde Guerre mondiale et sa rivalité politique, économique et militaire avec les États-Unis ont longtemps fait l’objet des actions de Washington à l’étranger. Mais le déclenchement de la guerre froide et l’expansion du pouvoir soviétique – elle-même une conséquence des impératifs stratégiques de la Russie pour protéger son cœur contre l’invasion – ont donné lieu à une stratégie des États-Unis, connue sous le nom de confinement (containment). La politique, soutenue par le diplomate américain George F. Kennan (…) Même après la disparition de l’Union soviétique, les États-Unis ont continué à appliquer la notion de confinement à la Fédération de Russie nouvellement formée. Bien que la Russie n’ait plus adhéré à une idéologie communiste ou ait posé un défi mondial aux États-Unis, elle conserve encore des ressources démographiques, économiques et militaires considérables. Ceux-ci, ainsi que son emplacement, ont placé la Russie pour ressusciter comme une formidable puissance régionale. En partie pour tenter d’empêcher sa résurgence, les États-Unis ont soutenu l’expansion de l’OTAN et de l’Union européenne dans l’ancien bloc de l’Est dans les années 1990 et au début des années 2000, malgré la faiblesse de la Russie. Pourtant, en 2008, lorsque l’OTAN s’est engagée à élargir son appartenance à d’anciennes républiques soviétiques situées à proximité du centre russe, comme l’Ukraine et la Géorgie, la Russie avait récupéré une grande partie de sa puissance économique et militaire. »

Le chemin était et reste pavé pour une nouvelle guerre froide et une nouvelle politique américaine de « containment » (sanctions, militarisations des frontières russes par l’OTAN, confrontations locales). Il conduisait aux crises de Crimée (annexée à la Russie) et de Syrie (intervention militaire russe) et à un des fondamentaux de la Géopolitique russe en Méditerranée et Mer noire : l’Axe géostratégique Sébastopol-Levant (Tartous). L’impératif stratégique des États-Unis de contenir la Russie ne changera pas plus sous Trump que sous Biden aujourd’hui.

Sources :

* Luc MICHEL, LES MEDIAS OCCIDENTAUX ET ‘STRATFOR’ CONFIRMENT MES ANALYSES (28 01 2017)
sur http://www.lucmichel.net/2017/01/28/eode-think-tank-luc-michel-les-medias-occidentaux-et-stratfor-confirment-mes-analyses-trump-ce-sera-le-militarisme-et-la-guerre/

* Et STRATFOR, “WASHINGTON’S COLD WAR CONTAINMENT STRATEGY IS ALIVE AND WELL, AND MORE”, 23 janvier 2017.
(extraits traduits de l’anglais par mes soins).

III-
VOIR AUSSI MON ANALYSE A CHAUD DE DEBUT NOVEMBRE POUR PRESS TV

Thématique :
« Trump/Biden, les deux faces de la même pièce !
À quoi pourrait ressembler la politique étrangère de Joe Biden ?3

Mon analyse :
« L’impérialisme américain a une ligne de direction qui est la conviction que l’Amérique est appelée à diriger le monde, mais à l’intérieur de cet impérialisme il y a des clans, il y a deux façons traditionnelles d’envisager la domination américaine la première, c’est la politique du « gros bâton » (le Big stick) et il y a une autre façon de concevoir, c’est de dominer le monde en dominant une architecture d’institutions internationales, la tendance de Biden c’est cette tendance là…»

* ‘REPORTAGE’, 08 11 2020/
À QUOI POURRAIT RESSEMBLER LA POLITIQUE ETRANGERE DE JOE BIDEN ? (ANALYSE PROSPECTIVE)
La vidéo de l’interview sur : https://vimeo.com/481276093

NOTES ET RENVOIS :

(1) Dès novembre 2016, j’annonçais ce que serait vraiment la présidence Trump, parce que je savais qui était derrière Trump :
- les milieux radicaux de l’Armée et du Lobby militaro-industriel,
- le cœur du pouvoir WASP (White Anglo-Saxon Protestants, cette oligarchie qui domine les USA depuis sa fondation) lassé des projets globalistes démocrates et effrayé du changement de population aux USA avec les Latinos (c’est dans les analyses de Friedman le patron de Stratfor),
- le lobby pro-israélien AIPAC (le plus puissant des lobbies aux USA),
- les marchands d’armes et l’industrie militaire (la course aux armements était dans le programme de Trump, dont l’augmentation de 25% de l’US Navy),
- le lobby des pétroliers, lancé dans l’exploitation du pétrole et du gaz de schiste (au prix d’un désastre écologique), ne voulant que les USA cesse d’exporter leurs hydrocarbures (depuis 2015 les USA sont redevenus exportateurs), derrière le climatosceptique Trump,
- les réseaux et les idéologues du Think Tank Stratfor (lisez Friedman dans ses livres et vous aurez des idées de l’idéologie de la présidence Trump), ou encore les partisans des théories fascisantes de Samuel Hunttington (« le choc des civlisations », mais aussi « le remplacement des populations »),
- les réseaux influents de la droite dure, nostalgiques de Reagan et de Bush II …
- et cerise sur le gâteau conservateur, son conseiller sorti de sa retraite (mais pour celui qui a l’argent, l’âge n’est plus un naufrage), le sulfureux et influent Henry Kissinger, le « Richelieu américain », l’homme qui a été précisément le mentor de Brzezinski …

* Lire mon analyse de 2016 pour EODE THINK TANK:
La présidence Trump : vers un nouveau stade de l’impérialisme américain …
sur http://www.eode.org/eode-think-tank-la-presidence-trump-vers-un-nouveau-stade-de-limperialisme-americain/ 
et :
La présidence Trump (II) : qu’annonce déja la future politique étrangère de Trump ?
sur http://www.eode.org/eode-think-tank-la-presidence-trump-ii-quannonce-deja-la-future-politique-entrangere-de-trump/

(2) « TRUMP ANTI-ESTABLISHMENT » ?
Loin d’être un accident politique lancé contre l’Establishment, Trump est le produit d’un scénario politico-idéologique, supporté par cette fraction de l’oligarchie américaine qui croit qu’elle peut encore inverser l’Histoire. Et les analystes naïfs, en Russie, au FN français, ou encore en Afrique, qui ont décrit (et espéré) et décrivent encore Trump comme « l’ennemi de l’establishment » se sont mis le doigt dans l’œil et jusqu’au coude. Comme si un milliardaire wasp pouvait être contre le système qui l’a produit. Il n’y a que des millionnaires comme les Le Pen, jouant aux « tribuns anti-établissement » (sic), pour croire çà.
Selon ces bons apôtres, Trump serait en « guerre contre l’establishment constitué du complexe sécuritaire-militaro-industriel, les banques, les multinationales, Wall Street, l’infrastructure politique et les medias aux mains d’intérêts financiers ». C’est prendre ses désirs pour argent comptant. Ces pro-Trump semblant tout ignorer de ce dont ils parlent ! Trump étant précisément le candidat du Lobby militaro-industriel, ayant mis au pouvoir en 2017 trois des généraux les plus influents du Pentagone. Du jamais vu, « hier comme aujourd’hui, cela revient à remettre en question la primauté des civils sur les militaires » disait un expert. Des généraux qui, évidemment, ne casseront pas la machine de l’Africom (œuvre du Pentagone sous Bush II et Obama.
Quant à l’« affrontement qui ferait rage entre le camp Trump et le système politico-financier », rappelons que les foules lancées contre Trump dans les rues ont un chef d’orchestre, Söros précisément, avec sa « Purple Revolution ». Et que Söros est haït de tout Wall-Street depuis son essai précédent de « révolution de couleur » aux USA : le mouvement « Occupy Wall-Street » lors de la « crise des subprimes » …

(Sources : AFP – Radio Algérie – Press TV – Stratfor – EODE Think Tank)

LUC MICHEL (ЛЮК МИШЕЛЬ) & EODE

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