# PCN-SPO / LUC MICHEL : ENTRETIEN AVEC ‘HORIZONS NOUVEAUX MAGAZINE’ (HNM #48 / 12 JANV. 2015)

LM - Interview NHM PART 1 (2015 01 10) FR 1

PCN-SPO & HNM (Horizons Nouveaux Magazine) /
2015 01 12 /

Entretien avec Luc MICHEL (*),
Diffusé dans le n° 48 de HNM (Cameroun)
A paraître ce 12 janvier 2015

INTERVIEW EXCLUSIVE AVEC LE PANAFRICANISTE BELGE LUC MICHEL, LEADER DE L’ONG EODE (1ère PARTIE)
« NOUS SOMMES ENTRES DANS UNE DECENNIE DECISIVE »

# NOUVEAUX HORIZONS MAGAZINE : Voulez-vous présenter à nos lecteurs votre organisation et leur faire également l’économie des objectifs poursuivis par celle-ci ?

Luc MICHEL : Vaste question ! Tout d’abord nous avons un mode d’organisation particulier, nous sommes une « organisation en réseaux » (1). Mais avec une direction centrale, un cerveau et une colonne vertébrale pour prendre une comparaison biologique, qui est notre organisation politique de départ, fondée en 1984, le PCN. Nous avons autour de tout cela une série de comités, d’organes de presse, de think tanks, d’initiatives politiques parallèles, etc. Le tout formant un ensemble de réseaux et de sous-réseaux. Un critique de notre organisation a parlé « de poupées russes qui s’emboîtaient les unes dans les autres » (ce qui n’est pas tout à fait exact d’ailleurs). Nous sommes également une « organisation intégrée », c’est-à-dire que nos réseaux sont dirigés par une direction unique et elles sont intégrées, coordonnées par des organes de presses communs, une ligne idéologie commune issue de centre de réflexion (des thinks thanks) communs.

Nous avons commémoré en 2014 les 50 ans de notre idéologie en Eurasie, qu’on appelle le « Communautarisme européen ». A l’origine il y a un livre d’avant-garde, un livre prémonitoire dû au géopoliticien belge Jean Thiriart, et qui s’appelle « L’EUROPE. UN EMPIRE DE 400 MILLIONS D’HOMMES ». Nous avons également en 2014 commémoré les 30 de notre Parti, fondé en juin 1984 à Bruxelles.

Nous avons une autre caractéristique : nous sommes une organisation transnationale, c’est-à-dire que nous ne reconnaissons plus les anciennes frontières des états actuels et que notre mode d’organisation n’est plus du type national. Nous sommes panafricanistes en Afrique et nous sommes paneuropéistes – dans le sens de la « Grande-Europe de Vladivostok à Reykjavik – en Eurasie.

Il faut noter qu’avant la fin des années 1990, nous étions structurés avec une structure de parti traditionnel, essentiellement en Belgique et en France. Nous avons eu dans les Années 1995-1999 des représentants auprès de plusieurs assemblées parlementaires belges – Parlement wallon et Parlement de la Communauté française de Belgique (Wallonie-Bruxelles) et également de plusieurs conseils municipaux et provinciaux, à Charleroi et au Conseil provincial du Hainaut (la Belgique étant organisée en provinces avec des institutions parlementaires provinciales). En 2000, nous avons mis un terme à notre aventure électorale démarrée en 1984, tout simplement parce que d’une part le système nous bloquait : nous étions bloqués dans les médias, nous étions bloqué face au financement public auquel nous n’avons jamais pu accéder, nous étions bloqué à l’accès aux médias d’état, télévision et radios auxquelles nous n’avons jamais pu accéder régulièrement. Et nous nous rendions compte en fait que nous étions des figurants dans le grand théâtre qu’est le parlementarisme occidental dans des pays comme le Belgique et la France, où tout est étroitement encadré au profit des partis de l’oligarchie bourgeoise. Nous avons donc décidé par une grande conférence régionale en janvier 200 d’arrêter ce combat électoral et nous avons transformé le PCN en gardant bien entendu ses acquis. Nous nous sommes transformés en cette structure transnationale et internationale en réseaux. Nous avons évidement profondément changé au niveau de l’organisation intérieure et également cela nous a permis de nous déployer au niveau international et devenir la grande organisation transnationale que nous sommes aujourd’hui. Nous avions d’ailleurs déjà commencé au moment de ce nous appelons notre « période parlementaire », puisque le Parti avait des sections en Hongrie à partir de 1993, puis en Italie en 1999. Voilà comment petit à petit nous nous sommes étendus. Aujourd’hui en Eurasie, nous avons un réseau régional dans l’Union européenne et un réseau régional dans la CEI. Notre secrétaire-général est installé en Russie, Fabrice BEAUR qui est français d’origine ayant épousé une militante russe du grand mouvement pro-poutine NACHI et s’étant installé là-bas. Nous avons également un réseau par exemple pour la Turquie et le n°3 du PCN, le secrétaire -général adjoint Inank Kutlu, est un turc qui vit entre la Turquie et la France. Ceci pour vous dire que pour nous les anciennes petites frontières, les anciennes réalités nationales ne comptent plus !

Un dernier mot pour vous dire que nous nous sommes profondément réorganisés en 2014 pour nous développer en Afrique. Et en cette aube de 2015 nous sommes aujourd’hui une grande organisation transnationale qui est structurée sur base de deux réseaux principaux : le Réseau Eurasie (dont le secrétaire-général est Fabrice BEAUR) et qui intègre l’ensemble de nos activités en Union Européenne, CEI, Russie et Turquie; et le Réseau panafricain (dont le secrétaire-général est Gilbert Nkamto, un camerounais qui travaillait avec nous avant en Libye depuis les années 2000). Les deux réseaux étant placés sous une direction unique, dont je suis le président. Nous avons des activités actuellement dans plus de 30 pays africains et eurasiens.

# NHM : Vous avez aussi longuement travaillé avec la Jamahiriya de Kadhafi et ses Comités Révolutionnaires ?

Luc MICHEL : Parallèlement à nos autres activités, nous avons aussi entretenu une longue collaboration avec les Comités Révolutionnaires libyens. Nous avons eu des contacts avec la Libye dès 1985, mais les choses ont pris une tournure de travail organisationnelle en commun à partir de 1995 (3), année où la Direction du Mouvement des Comités Révolutionnaires libyen, qui s’était transformé en un mouvement mondial, nous a demandé tout d’abord d’organiser un MCR actif structuré dans l’Espace francophone (Belgique, France et Suisse), coordonné par Fabrice BEAUR. Puis en 2004, lors du congrès du MCR international à Janzour près de Tripoli, j’ai été chargé d’organiser un réseau paneuropéen (comprenant la Russie et l’Ukraine) unique pour les différents MCR de la Grande-Europe. Ce qui a été fait immédiatement : nous avons constitué un mouvement qui s’appelle MEDD -MCR le Mouvement Européen pour la Démocratie Directe, et qui s’est développée jusqu’à la crise libyenne de février 2011.

De février à la fin de l’année 2011, on a vu, si je peux dire, le chant du cygne de notre MCR en Europe. Puisqu’à partir du MEDD-MCR, nous avons constitué la plus grande organisation de soutien à la Jamahiriya libyenne agressée par l’OTAN : les Comités ELAC (Euro-Libyan Action Committees). Après la conférence internationale « Hands off Libya » de Tripoli en avril 2011, dont j’ai assuré l’organisation, Tripoli m’a demandé de créer une branche africaine : les Comités ALAC (African-Libyan Action Committees) (2).

La chute de la Jamahiriya aurait pu être la fin de l’aventure dans une impasse. Ça a été le cas d’ailleurs pour toutes les autres structures du MCR, puisqu’elles ont disparu aussi bien de Libye que d’Afrique ou d’Amérique latine et des Etats-Unis. Mais nous nous étions d’une autre nature, nous avions notre organisation propre et surtout nous avions notre structure en réseaux. Et nous avons fait de la défaite en Libye un tremplin pour rebondir. Nous avons donc décidé après novembre 2011 de continuer les Comites ELAC & ALAC, le « Jamahiriyan Resistance Network », et nous avons continué l’action du MEDD-MCR en Europe. Nous sommes ainsi le seul MCR qui a survécu à la chute de Tripoli …

# NHM : Et votre ONG internationale EODE, l’Eurasian Observatory for Democracy and Elections, quelle place occupe-t-elle dans vos activités ?

Luc MICHEL : EODE, c’est une organisation à part. Elle a évidemment des rapports étroits avec nos autres réseaux, qui sont purement politiques, ne fusse que parce que certains de nos cadres et moi-même, nous sommes évidement à la direction d’EODE. Mais nous avons choisi dès le départ en 2006 de ne pas intégrer EODE à nos autres activités, pour une raison très simple. Parce que l’activité n’est pas politique. EODE est une ONG, structurée comme les ONG actives dans ce domaine. Et d’autre part EODE regroupe une mouvance beaucoup plus vaste, avec notamment des journalistes ; mais aussi des diplomates (par exemple notre amis Lisaliko Wenda Mbelo, ancien vice-ambassadeur de RDC au Caire, et qui vivant à Londres dirige la EODE Zone UE pour la Grande-Bretagne et l’Irlande).

EODE, c’est un ensemble de structures intégrées qui comprennent notament :
– EODE Think-Tank, un organe de réflexion et d’analyse en matière principalement géopolitique,
– une organisation de monitoring électoral : Nous sommes intervenus pour monitorer des élections ou des referenda dans nombreux pays de la CEI, Russie, Ukraine, Arménie par exemple. Egalement dans ce qu’on appelle « les république venues du froid », c’est-à-dire les républiques autoproclamées aux frontières de la Russie issues de l’effondrement de l’Union Soviétique : la République Moldave du Ndiester- que l’on appelle improprement la « Transnistrie » en Occident -, l’Abkhazie, l’Ossétie du sud ou encore le Haut-Karabagh. Mais EODE a également avec sa branche « Zone Africa » des activités de monitorings en Afrique, par exemple au Cameroun et à Madagascar,
– enfin EODE s’occupe de ce qu’une presse hostile (par exemple le journal anti-noir DE MORGEN en Belgique flamande) décrit comme de « la diplomatie parallèle ».
EODE est une Ong indépendante et non subsidiée, qui se veut non-alignée sur les organismes atlantisme (notamment l’OSCE), qui soutient les états s’opposant à la domination américaine et atlantisme dans le monde. Nous soutenons particulièrement la Russie et le mouvement d’unification eurasiatique qui est organisé en ce moment autour de Moscou (avec des structures comme le Groupe de Shanghai, l’OTSC ou l’Union Economique Eurasiatique qui prend son envol en 2015). EODE a émergé au niveau des médias de masse et du grand public à l’occasion de l’organisation du Référendum sur l’auto-détermination de la Crimée et de Sébastopol en mars 2014, puisque c’est nous qui avons organisé la Mission internationale de monitoring (4). Evènement important puisque nous avons y avons damné le pion à la puissante OSCE qui voulait saboter le référendum en refusant d’y organiser le monitoring. Et parce que l’une des conditions pour qu’un référendum ou une élection soient valables est précisément la présence d’une mission international de monitoring. Cela nous a valu une immense campagne de diffamation et d’attaques ; plus de 1.800 articles ou émissions, qui nous ont attaqués le plus souvent en-dessous de la ceinture, à partir des procédés habituels d’amalgame et de diffamation.

# NHM : Si l’on vous demandait de dresser un bilan de vos activités dans le monde ?

Luc MICHEL : On peut diviser nos activités en trois grands domaines.
Le premier thème ce sont les activités de réflexion, les activités de think-tank, d’élaboration dans le domaine idéologique, des sciences politiques et surtout de la géopolitique (autour de mon activité personnelle de géopoliticien, j’insiste de géopoliticien et pas de géopolitologue, les géopolitologues analysent la géopolitique, les géopoliticiens créent des concepts, c’est mon cas). Autour de cette première activité de réflexion, nous avons un certains nombre de thing-tanks : EODE Think-Tank, le CEREDD, le CEPSE, etc. Nous avons depuis que nous existons élaboré un certain nombre de concepts d’avant-garde notamment en idéologie (5) ou en géopolitique. Pour vous donner un exemple parlant, c’est nous qui avons réinventé le concept d’ « Eurasisme » (6), ce qui est scellé par les universitaires ouest-européens qui analysent ce grand phénomène politique. C’est dans ma revue CONSCIENCE EUROPEENNE en 1983 que l’on a reparlé pour la première fois depuis les années 30 de l’Eurasisme et des Eurasistes, du National-bolchevisme russe et de la « théorie des Grands espaces ». C’est à partir de là et de notre « Ecole géopolitique euro-soviétique » que sont issus les Eurasistes russes, que ce soient ceux de gauche comme Ziouganov ou de ceux de droite comme Douguine. C’est de là qu’est parti évidement cette Eurasisme géopolitique et technocratique, qui est devenu l’idéologie officielle de la Russie et d’autres états notamment en Asie centrale. Et qui est le moteur aujourd’hui de la lutte contre l’hégémonie atlantiste bien entendu, mais aussi de l’unification d’une « Seconde Europe » autour de Moscou avec un grand espace unifié eurasiatique.

Je voudrais souligner que si nous sommes nés en Europe au début des années 60, notre idéologie de départ qu’on appelle le « Communautarisme européen », c’est-à-dire l’organisation d’une grande communauté politique paneuropéenne (entre parenthèses, il y a d’autres sens à donner au vocable « Communautarisme », qui sont apparue à la fin des années 90 : une théorie politique américaine libertarienne qui n’a strictement rien à voir avec nous, et aussi une notion sociologique qui est le repli de certaines communautés autour de notions ethnique ou religieuse et qui est aussi totalement étrangère a notre « Communautarisme européen » qui est une idéologie transnationale et universelle). Je voulais souligner que notre idéologie dès le départ est à vocation universelle. Nous avons toujours insisté là dessus : nos ancêtres idéologiques ce sont d’autres idéologies à vocation universelle, comme par exemple le Jacobinisme français. Et donc ça ne nous a pas posé problème lorsque nous avons débordé du cadre strictement européen et que nous avons commencé des activités par exemple dans des pays arabes ou en Afrique. Notre Communautarisme en version africaine est évidement le même.

Second volet d’action : c’est la formation et l’information. Nous avons un certain nombre de structures d’éducation politique. Notre but étant de former des cadres. Et je souligne d’ailleurs que toutes les organisations que nous animons sont des organisations de cadres, le sympathisant inorganisé ou le membre inactif n’a pas grand sens dans notre façon de voir l’organisation et l’action politique.

La formation c’est aussi l’information par la presse c’est-à-dire que depuis que nous existons nous avons produit énormément de livres, de brochures, de revue, de bulletins. Qui sont devenus avec l’ère d’internet des publications Pdf en ligne (nous avons abandonné définitivement les publications écrite en 2009). Et nous sommes évidement au cœur de la guerre de l’information et des médias. Nous pensons que c’est un des domaines principaux de la confrontation entre le camp impérialiste et le front anti-impérialiste des pays qui refusent la domination impérialiste américaine. Je voudrais souligner que nous avons développé notre impact de façon exponentielle depuis 2011, c’est-à-dire que nous avons aujourd’hui début 2015 sans doute 1000 fois plus d’impact que n’en avait notre presse dans les années 60 ou que n’en avait la presse du PCN dans les années 80 et 90.

En particulier nous sommes maintenant actifs dans le domaine multimédia de la vidéo et de la télévision. Nous avions au départ deux structures de presse, qui sont de structures de production mais aussi de diffusion sur internet. La première PCN-TV qui est notre chaîne politique. Et deuxièmement EODE-TV, qui est née en 2009 comme structure multimédia de l’Ong EODE, et où nous produisions jusqu’ au début 2014 principalement des interviews, des analyses et des reportages sur nos missions internationales. Et puis est arrivée notre rencontre avec AFRIQUE-MEDIA. Je suis apparu pour la première fois en février 2014 dans « Le débat panafricain » de Bachir Mohamed Laden. Et j’ai percé immédiatement comme panéliste, avec une immense popularité dans le grand public international panafricaniste. Très vite nous avons établi une collaboration organisationnelle de structure à structure entre AFRIQUE MEDIA et EODE-TV, ce que nous appelons « l’axe Eurasie-Afrique des médias ». Et depuis maintenant depuis le mois de mai 2014, EODE-TV coproduit des émissions avec AFRIQUE MEDIA et je suis devenu moi-même producteur d’émissions de télévision. Nous produisons à un rythme rapide de grandes émissions géopolitiques comme LE GRAND JEU ou GRAND REPORTER. Nous avons par exemple produit des émissions sur des conférences à Yalta, sur des voyages en Syrie et en Guinée Equatoriale, sur le Sommet USA-Afrique de Washington, etc. Ceci n’étant d’ailleurs qu’un début, nous sommes en phase d’organisation …

Nous avons évidement a partir de cela développé nos activités de presse et notre audience, nous avons intégré les publications en ligne, les publication Pdf, les podcasts (nous nous exprimons régulièrement sur RADIO SPUTNIK/LA VOIE DE LA RUSSIE et la Radio iranienne IRIB), nos émissions de télévision , les articles d’analyses, mes nombreux passages sur AFRIQUE MEDIA, ceux des experts d’EODE (EODE a un conseil d’experts spécialisés notamment en géopolitique et en élections et certains d’entres eux sont devenus correspondants internationaux d’AFRIQUE MEDIA à Bruxelles, Londres, Moscou, Sotchi ou encore a Istanbul et Beyrouth.

Dernier domaine : l’action politique et l’action idéologique. Je souligne que nous ne sommes pas seulement des intellectuels, c’est-à-dire des gens qui se contentent d’être à leur fenêtre et de commenter l’actualité. nous sommes aussi dans la rue, dans l’action. Dans la diffamation systématique qu’organisent les médias de l’OTAN contre nous (comme Wikipédia), il est affirmé « que nous n’existerions que sur le Net ». Il suffit de suivre depuis quatre ans les activités de nos réseaux pour voir que ce n’est pas exact. Il y a eu l’action d’ELAC en faveur de La Libye, la grande conférence internationale de tripoli (la seule conférence en soutient à la Libye) en avril 2011, des dizaines de missions de monitoring électoral ou d’audit, des participation à des dizaines d’événements internationaux, de conférences, de symposium … Et aussi des actions politiques directes, des campagnes d’informations ou de soutien à des initiatives politique.

Nous pensons qu’ il n’y a pas d’action sans pensée et qu’il n’y a pas non plus de pensée sans action. C’est ce que les marxistes appellent avec une formule que nous avons reprise nous mêmes : la praxis (le grand philosophe italien communiste Gramsci appelait le marxisme « la philosophie de la praxis », c’est exactement notre manière de voir).

Enfin nous venons de lancer un grand projet, que nous appelons le « PCN TIMELINE », un ensemble intégré de pages sur les réseaux et de sites. Où nous allons expliquer l’histoire de notre Organisation depuis 1984, mais aussi des structures qui l’on précédé avant nous. Nous allons aussi y expliquer l’histoire du MCR en Europe et celle du Collectif anti-nazi EUROPÄICHER WIEDERSTAND. Je vais particulièrement ouvrir mes archives et nous allons progressivement au cours des années mettre en ligne des milliers de documents, archives, vidéos, qui sont pour la plupart inédits. Je tiens a préciser que notre but n’est pas un « devoir de mémoire » mais une action politique. Nous sommes en effet sous les coups d’une campagne permanente de diffamation ; qui est menée par les médias de l’OTAN (notamment via Wikipédia, où j’ai moi-même une fausse « biographie » – sic – qui m’invente des appartenances politiques mais qui dissimule plus de la moitié de mes activités et de mes publications). De fausses informations sont régulièrement diffusées contre nous, on nous positionne mal politiquement. Et ça va parfois très loin, par exemple un livre publié par l’éditeur l’Harmattan (qui a perdu toute crédibilité après cette publication) n’hésite pas a me déclarer « mort par suicide en 2006, avec des centaines de mes adhérents » (sic). Billevesées établies non pas sur une base homonymique mais bien patronymique, me confondant avec un certain Luc Jouret qui a dirigé une secte en France et qui n’a évidement aucuns rapports ni aucuns lien avec notre réseaux !!! Notre projet PCN Timeline est une action offensive d’information et d’action. C’est aussi un cadre pour l’action : Frédéric Nietzsche disait que « le vainqueur du futur serait celui qui aura la mémoire la plus longue ». La maîtrise de notre histoire évidement nous appartient et nous entendons sur elle bâtir le futur. Le temps est venu pour nous de répondre à nos adversaires et d’utiliser les salles campagnes qui ont été menée contre nous comme un tremplin.

LM - Interview NHM PART 1 (2015 01 10) FR 2

# NHM : Concrètement, sur quels « fronts », pour reprendre votre terminologie militaire, êtes-vous engagés actuellement ?

Luc MICHEL : Actuellement, pour vous donner des exemples concrets des domaines dans lesquels nous sommes actifs, aussi bien dans la bataille des médias que dans l’action directe, il y a évidement la Syrie ; avec nos « Comités Syrie/Syrian Committees » qui existent depuis 2003 (depuis les premières agressions contre la Syrie ba’athiste sur la question du Liban), nous avons participé à trois missions en Syrie. Nous avons conduits une délégation parlementaire belge pour examiner la question jihadiste en juin 2013, nous sommes allé pour le monitoring en juin 2014 de l’élection présidentielle, et nous sommes revenus il y a 4 semaines de Damas où nous avons pris une part extrêmement active à la grande « conférence internationale sur l’extrémisme et le terrorisme religieux » (7).

Deuxième front où nous extrêmement actifs, c’est la défense de la Novorossiya, des républiques de Donetsk et de Lougansk, séparées de l’Ukraine. Ce qui inclut également la défense de la Crimée. Nous animons des sites internet, des pages et des groupes sur les réseaux sociaux, nous écrivons beaucoup, nous avons une grande activité médiatique. Nous avons popularisé internationalement, grâce à AFRIQUE MEDIA, le dossier de la Novorossiya. Et nous avons évidemment pris une part importante dans le monitoring du Référendum de Crimée en mars 2014 (que j’ai organisé avec EODE), et aussi en apportant la participation d’EODE à l’organisation des élections présidentielles et législatives dans les républiques de Lougansk et Donetsk début novembre 2014 (mission dirigée par Fabrice BEAUR). Médias, télévision, missions sur le terrain, activisme sur les réseaux sociaux, diplomatie parallèle, c’est un bon exemple de notre capacité à agir efficacement pour les causes que nous défendons !

Autre front, c’est la promotion du Panafricanisme et la grande promotion de l’outil du Panafricanisme qu’est AFRIQUE-MEDIA : suivi et promotion des émissions, groupe officiel sur Facebook, blogs dédié, rediffusion des émissions sur EODE-TV, Vimeo, Youtube, etc.

Nous n’oublions pas également notre grande activité, que je peux dire permanente, qui est la lutte contre les « révolutions de couleurs » et contre les réseaux organisés par les américains pour préparer, déclenche, développer ces révolutions de couleurs, principalement les réseaux OPTOR/CANVAS et la NED qui les finance (« la vitrine légale de la CIA »). Nous intervenons depuis la première révolution de couleur à Belgrade en octobre 2000, où nous étions présents. Nous avons ensuite soutenu tous les pays de la ligne de front qui en étaient victimes. Actuellement nous travaillons sur le Gabon, ou une révolution de couleurs est en cours (8) (et ou d’ailleurs se développe une polémique sur notre thèses à ce sujet, qui fait le buzz sur les réseaux sociaux de l’internet gabonais) (9), la Russie, Hong-Kong (10) et la Hongrie, elle aussi sous attaque « colorée ».
Nous défendons aussi activement le nouveau centre du Panafricanisme qu’est la Guinée Equatoriale, où je me suis rendu à plusieurs reprises et où je me suis exprimé sur les antennes de la télévision d’état, la RTVGE. J’ai là aussi d’ailleurs eu de nouvelles preuves de notre impact en Afrique et du fait que nos thèses sont devenues incontournables. J’ai ensuite été le centre, là aussi, d’une grande polémique qui a été menée à Paris par la soi-disant « opposition équato guinéenne en exil », la CORED (11).

Concernant les « révolutions de couleur », il faut dire que nous avons eu souvent une analyse d’avant-garde, puisque j’ai été le premier au tout début de 2011 a faire le lien entre les révolutions de couleur en Europe orientale et le soi-disant printemps arabe. J’ai particulièrement annoncé en Libye même dans les tous premiers jours de février 2011 l’assaut frontal contre Tripoli (où je n’ai malheureusement pas été entendu à temps) et contre la Syrie (12). A nouveau depuis le mois d’août 2014 et le « Sommet USA-Afrique » de Washington d’aout, j’ai expliqué, seul, comment une vague de changements de régime et de révolutions de couleurs était en préparation pour l’Afrique (13). Le Gabon et le Burkina Faso
en ayant été depuis les deux premières étapes …

# NHM : Et en Belgique, où vous êtes nés, avez-vous encore des activités ou des projets ? On lit des choses contradictoires sur le Net à ce sujet ?

Luc MICHEL : L’idée que nous ayons abandonné nos pays d’action d’origine, Belgique et France, est une des nombreuses fausses infos lancées par nos adversaires. C’est inexact et vise systématiquement à diminuer l’impact de notre organisation. Principalement en Belgique et en France, où nous avons laissé de très mauvais souvenir aux régimes en place durant notre « période électoral ». On dit donc que le PCN « est disparu », etc. En fait, nous avons toujours notre direction centrale en Belgique, notre siège central dans un grand bâtiment de 600 m² au coeur de Bruxelles. Nous avons nos studios TV à Charleroi (Brussels South) et notre imprimerie. Simplement nous ne participons plus directement aux élections belges, mais nous avons des cadres qui se présentent sur d’autres listes. Et nous soutenons activement des partis qui s’opposent au système belgicain sur une ligne politique républicaine qui est « Tout sauf le régime belgicain » et nous soutenons des partis républicains flamands (en Flandre ou à Bruxelles), qui sont généralement des partis de droite, et nous soutenons une formation de gauche également (en Wallonie et à Bruxelles), qui est ce qu’on appelle des « rattachistes », le « Rassemblement Wallonie France » qui veut le retour de la Communauté française de Belgique à la République française. Nous avons aussi toujours des activités politiques en France et en Belgique, notamment des campagnes importantes de notre Collectif anti-nazi EUROPÄISCHER-WIEDERSTAND (en référence à la résistance anti-hitlérienne allemande de 1928-1945).

Maintenant je peux déjà vous dire que dès 2015 nous allons faire notre retour dans la politique belge ! Je tiens à préciser pas au niveau électorale, vous ne me verrez plus dans ce marrais boueux et malodorant à moins d’une crise de régime profonde. Mais nous allons intervenir dans la politique active au travers d’un nouvel institut et de nouveaux réseaux, que nous sommes en train de structurer, et qui est l’ « Observatoire de la Démocratie, de la Corruption et des Droits de l’Homme » (ODCDH). Vous savez que la Belgique et la France sont des états qui donnent des leçons à l’Afrique, mais où la corruption est très importante. Nous allons donc porter le fer dans la corruption, pas seulement dans ces pays-là, mais aussi dans l’Union Européenne. Notre centre d’activité sera bien sur la Belgique

# NHM : Sous quel signe Luc Michel place t-il son combat ?

Luc MICHEL : on pourrait résumer ainsi les grands axes de notre combat : nous défendons la Cause des Peuples dans le monde, agressés par l’impérialisme, le colonialisme et le néocolonialisme. Nous luttons contre l’impérialisme et l’exploitation d’ou qu’elles viennent. Nous sommes pour une société communautaire, solidaire, de type socialiste, où règne la solidarité. Nous refusons le Darwinisme social, l’exploitation, le capitalisme, ou encore l’ultra-libéralisme qui domine aujourd’hui la globalisation américanisée.

A la base de notre réflexion, il y a d’une part un axe géopolitique et d’autre part un axe idéologique.
Tout d’abord l’axe géopolitique. Nous pensons que la géopolitique est la base d’une véritable réflexion pour l’action politique lorsque l’on entend la mener au niveau transnational et international. Nous envisageons la géopolitique comme une science et la véritable manière de voir le monde, de lire l’actualité, mais aussi de lire le passé. On ne peut pas comprendre la géopolitique si on ne maîtrise pas l’histoire. Ensuite la géopolitique n’existe pas dans le vide, mais vue de quelque part et défendant les intérêts d’un état ou d’un projet d’état. La géopolitique est une science dont le fondement, et on l’oublie trop souvent, c’est la puissance des états, leurs viabilité et leurs rapports de force. Il y a donc une géopolitique vue de Washington, une vue de Moscou, une autre de Pékin, ou encore d’Afrique. La nôtre est une géopolitique vue de Moscou, mais du futur de Moscou, parce que nous pensons que la Russie est le coeur de la résistance à l’impérialisme mondial et parce que aussi notre projet est un projet intégré à la fois eurasiatique et africain, articulé sur un « Axe Eurasie-Afrique » La géopolitique telle que nous l’appréhendons repose également sur la maxime du grand géopoliticien allemand, le général Karl Haushofer : il disait que « c’est un honneur de se faire enseigner par l’ennemi ». C’est ce que nous faisons. Ma réflexion géopolitique se base aussi sur une lecture quotidienne des géopoliticiens américains, de leur manière de voir le monde et de leur façon de concevoir le projet impérialiste américain dans le monde.
Au début des années 80, nous animions l’ « Ecole euro-soviétique de géopolitique ». Nous voulions une « Grande-Europe de Vladivostok à Reikjavik » (en Islande, donc sur l’Atlantique), organisée autour de Moscou comme capitale et s’opposant à l’hégémonie atlantique de la grande puissance maritime que sont les USA, héritière de l’impérialisme anglo-saxon britannique. C’est cette idée qui est la base de l’Eurasisme actuel, tel qu’il existe en Russie. C’est un enfant naturel de notre théorie qui a été conçue au début des années 80.

Nous avons depuis élargi notre vision, tout simplement parce que la caractéristique de la géopolitique c’est que la nécessité pour un état de rester indépendant requiert des dimensions de plus en plus grandes. Il y a actuellement un grand bloc atlantiste qui est en voie d’intégration, avec les USA, le canada, Israël, qui vise à englober le Mexique et l’Amérique centrale, qui s’étend côté pacifique vers l’Australie. Et qui aimerait englober la partie occidentale de l’Europe. Face a cela, il faut une masse, un bloc continental extrêmement puissant, de plus en plus puissant. Et nous pensons que vers 2050, parce que notre géopolitique regarde l’avenir et pas le passé, la dimension pour un véritable bloc géopolitique auto-centré et indépendant nécessitera un grand bloc incluant l’Eurasie et l’Afrique, centré sur la Méditerranée. C’est ce que nous appelons l’ « Axe Eurasie-Afrique » (14). Bien entendu avec une égalité totale des partenaires, et aussi une égalité des citoyens de ce bloc, c’est-à-dire il n’est pas question évidement (comme le craignent certains de mes lecteurs) d’importer un néo-colonialisme eurasiatique en Afrique. Lorsque nous entendons un axe, nous parlons d’un axe égalitaire, le but étant de parvenir un jour à un ensemble unique avec une citoyenneté unique.

Le deuxième axe de notre réflexion, c’est un axe idéologique. Nous sommes en fait la rencontre de deux grandes écoles doctrinales. La première c’est l ‘Ecole marxiste-léniniste. Nous ne pensons pas que l’échec du Marxisme en Russie, qui a été un échec d’organisation économique mais pas un échec idéologique, a condamné cette théorie. Par notre structure même, nous sommes les héritiers du livre QUE FAIRE? de Lénine en 1902. Nos réseaux sont la version moderne à l’heure du Net et de la globalisation du « Parti léniniste », ou le réseau mondial du Net et les réseaux sociaux jouent le rôle d’organisateur central qui était alloué au journal L’ISKRA de Lénine (à une époque où les médias de masse n’avaient pas encore émergés en Russie). La deuxième école est l ‘Ecole néo-machiavélienne. C’est la science politique moderne née avec Machiavel, sociologie politique des grands auteurs comme Pareto ou Roberto Michels par exemple. C’est la sociologie de « la circulation des élites ». C’est la conjonction des deux écoles marxiste-léniniste et néo-machiavélienne qui structure notre idéologie, qui nous permet d’avoir une vue réaliste des situations politiques et qui nous a souvent permis d’exprimer des idées d’avant-garde.

(Suite et fin dans la 2e Partie)

HNM / PCN-SPO
(Notes et mise en page de PCN-SPO)

(*) Voir : Luc MICHEL : ENTRE « LEGENDE NOIRE » ET MEDIAMENSONGES, MA VERITABLE BIOGRAPHIE !
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NOTES ET RENVOIS

(1) Cfr. Kornel Sawinsky (Université de Silésie, Pologne) : « Les Activités en réseau du PCN », in ELAC (EURO-LIBYAN ACTION COMMITTEES), UNE ORGANISATION EN RESEAU CENTRALISEE. Partie 1,
sur http://www.elac-committees.org/2013/03/11/ceredd-kornel-sawinski-elac-euro-libyan-action-committees-une-organisation-en-reseau-centralisee-partie-1

(2) Cfr. Kornel Sawinsky (Université de Silésie, Pologne) : ELAC (EURO-LIBYAN ACTION COMMITTEES), UNE ORGANISATION EN RESEAU CENTRALISEE. Partie 2
sur http://www.elac-committees.org/2013/03/11/ceredd-kornel-sawinski-elac-euro-libyan-action-committees-une-organisation-en-reseau-centralisee-partie-2

(3) Cfr. Kornel Sawinsky (Université de Silésie, Pologne) : « La Libye dans les concepts géopolitiques du PCN », in ZNACZENIE LIBII W GEOPOLITYCZNYCH KONCEPCJACH NACJONAL-EUROPEJSKIEJ PARTII KOMUNITARNEJ (PCN), Intervention au 3e Congrès des Géopoliticiens polonais – III Zjazd Geopolityków Polskich –,Wroclaw (Pologne, 21 et 22 octobre 2010),
sur http://www.elac-committees.org/2013/02/18/pcn-spo-znaczenie-libii-w-geopolitycznych-koncepcjach-nacjonal-europejskiej-partii-komunitarnej-pcn

(4) Voir : EODE-TV & AFRIQUE MEDIA/ COMMENT LA CRIMEE EST REDEVENUE RUSSE/ UKRAINE VERSUS NOVOROSSIYA (1)
sur https://vimeo.com/103799370

(5) Un exemple : PCN-TIMELINE / IDEOLOGIE/ 1983-84 : LE PCN REINVENTE LE ‘NATIONAL-BOLCHEVISME’ MODERNE
sur https://www.lucmichel.net/2014/05/29/pcn-timeline-ideologie-1983-84-le-pcn-reinvente-le-national-bolchevisme-moderne

(6) Cfr. PCN-TIMELINE / IDEOLOGIE / 1984 : LE PCN REINVENTE L’‘EURASISME’ MODERNE
sur https://www.lucmichel.net/2014/05/30/pcn-timeline-ideologie-1984-le-pcn-reinvente-leurasisme-moderne
et PCN-SPO / L’EURASIE EST UNE IDEE EN MARCHE. MAIS QUI PARLAIT DE L’EURASIE ET DE L’EURASISME IL Y A 30 ANS ?
sur https://www.lucmichel.net/2014/05/31/pcn-spo-leurasie-est-une-idee-en-marche-mais-qui-parlait-de-leurasie-et-de-leurasisme-il-y-a-30-ans

(7) Cfr. EODE-TV/ DAMAS : CONFERENCE TERRORISME ET EXTREMISME RELIGIEUX / LUC MICHEL SUR ‘LA VOIX DE LA RUSSIE’
sur https://vimeo.com/113729661

(8) Cfr. EODE-TV & AFRIQUE MEDIA/ LE GRAND JEU (4) : GABON. UNE REVOLUTION DE COULEUR AFRICAINE ?
sur https://vimeo.com/114560655

(9) Cfr. LUC MICHEL EVOQUE UNE EVENTUELLE «DESTABILISATION DU GABON» PAR LES USA
sur http://www.gabonlibre.com/Luc-Michel-evoque-une-eventuelle-destabilisation-du-Gabon-par-les-USA_a27559.html

(10) Cfr. EODE-TV & AFRIQUE MEDIA/ LE GRAND JEU (5). OCCUPY HONG-KONG. REVOLUTION DE COULEUR EN CHINE
https://vimeo.com/114919746

(11) Cfr. POLEMIQUE AUTOUR DES THESES PANAFRICANISTES DE LUC MICHEL SUR LA GUINEE EQUATORIALE
sur http://eburnienews.net/polemique-autour-des-theses-panafricanistes-de-luc-michel-sur-la-guinee-equatoriale

(12) Cfr. 6 FEVRIER 2011 : LUC MICHEL ANNONCE DEPUIS TRIPOLI L’AGRESSION OCCIDENTALE CONTRE LA LIBYE ET LA SYRIE !
sur http://www.elac-committees.org/2011/08/03/6-fevrier-2011-luc-michel-annonce-depuis-tripoli-l%e2%80%99agression-occidentale-contre-la-libye-et-la-syrie

(13) Cfr. EODE-TV & AFRIQUE MEDIA/ LES USA PREPARENT-ILS UN « PRINTEMPS AFRICAIN » ?/ LE SOMMET USA-AFRICAN LEADERS DECRYPTE (1) sur https://vimeo.com/102962474

(14) Cfr. Sur le concept géopolitique l’ « Axe Eurasie-Afrique » : MALABO ET LE MODELE EQUATO-GUINEEN. ENTRETIEN AVEC LUC MICHEL (PARTIE 2)
sur http://french.ruvr.ru/2014_07_25/Malabo-et-le-modele-equato-guineen-Entretien-avec-Luc-Michel-Partie-2-1289
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